France / Sciences

France: alerte au virus zika

Moustique-tigre (Aedes albopictus), le vecteur du chikungunya et de la dengue, mais aussi maintenant du virus zika.
Moustique-tigre (Aedes albopictus), le vecteur du chikungunya et de la dengue, mais aussi maintenant du virus zika. Photo: Michel Dukhan/ IRD

Après la dengue et le chikungunya, voici, dans la famille des arbovirus, le zika. Ce virus est transmis lui aussi par le moustique tigre que l’on commence à connaître en France métropolitaine, où cet animal – vecteur - s’est particulièrement installé dans plusieurs départements du sud de l’Hexagone.

Publicité

Identifié en Ouganda en 1947, dans une forêt dont il porte le nom, zika a commencé à faire parler de lui dans le Pacifique en 2007. Avec une première épidémie dans les îles Yap du Pacifique en Micronésie, il se retrouve en Polynésie française en 2013-2014 où il touche quelque 32 000 personnes.

Selon un récent rapport du Haut conseil de la santé publique, le virus zika regroupe toutes les conditions pour se propager en métropole. Dorothée Missé est chercheuse à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Montpellier : « On sait que le moustique tigre est déjà installé dans vingt départements français, dans les Alpes-Maritimes, le Gard et l’Hérault ».

Syndrome de Guillain-Barré

Pour cette chercheuse, « Les manifestations cliniques sont semblables à celles de la dengue et du chikungunya, à savoir fortes fièvres, éruptions cutanées, douleurs articulaires, symptômes digestifs, mais aussi il y a des complications neurologiques graves dont le syndrome de Guillain-Barré qui se traduit par une paralysie des membres et de la face. Il y a eu quand même 42 cas de syndrome de Guillain-Barré en Polynésie française en 2013-2014 ».

Depuis le début de l’année, c’est au Brésil que ce virus se propage. Et comme pour ses cousins la dengue et le chikungunya, il n’existe aucun vaccin contre le zika.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail