France

Journées d'été d'EELV: avec Fabius, Cosse parle taxes financières

La secrétaire nationale du mouvement EELV, Emmanuelle Cosse, en compagnie du ministre socialiste des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 21 août 2015 à Villeneuve-d'Ascq.
La secrétaire nationale du mouvement EELV, Emmanuelle Cosse, en compagnie du ministre socialiste des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 21 août 2015 à Villeneuve-d'Ascq. AFP PHOTO/PHILIPPE HUGUEN
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Vendredi 21 août 2015 en soirée, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s'est rendu à Villeneuve-d'Ascq, commune du département du Nord (région Nord-Pas-de-Calais), dans le cadre des journées d’été du parti Europe Ecologie-Les Verts, dont il était l'invité. Objectif du numéro 2 du gouvernement : expliquer l'action préparatoire de la France et de son ministère, en vue de la Conférence internationale sur le climat (COP 21) qui aura lieu en décembre prochain à Paris. Mais pas uniquement.

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Avec notre envoyée spéciale à Villeneuve-d'AscqAnissa el-Jabri

C'était le deuxième ministre invité à un débat aux journées d'été des écologistes. Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, est venu à Villeneuve-d’Ascq expliquer son action pour préparer la COP 21, mais aussi multiplier les clins d’œil aux écologistes, divisés sur la stratégie de leur parti depuis leur sortie du gouvernement lorsque Manuel Valls est devenu Premier ministre.

Les membres d'Europe Ecologie-Les Verts, ce sont en quelque sorte les meilleurs ennemis des socialistes. Or, ces derniers sont aujourd’hui en pointe sur l'ADN des écologistes : le dossier climatique. François Hollande espère, avec un succès à la COP 21, les faire revenir dans son gouvernement. Alors, Emmanuelle Cosse, patronne du parti EELV, met tout de suite « les points sur les i » : « Je me refuse à faire une lecture politicienne de l’accord sur le climat en décembre prochain. Toutes celles et ceux qui utiliseront ça seront dans l’erreur. »

La taxe sur les transactions financières débattue à la tribune

Et quoi de mieux pour ressouder les rangs que de donner une leçon de socialisme au ministre du PS, en rappelant l'engagement présidentiel au sujet de la taxe sur les transactions financières. « Pourquoi j’insiste tant sur la taxe sur les transactions financières ? interroge Mme Cosse. Parce que nous sommes dans un pays où il y a eu un discours au Bourget, où il fallait se battre contre la finance ! » Succès garanti à l’applaudimètre, devant un Laurent Fabius impassible.

Habitué des joutes politiques, M. Fabius s’amuse en renvoyant la balle à son ancien ministre délégué au Développement, présent dans la salle : « Je vois Pascal Canfin, qui connaît admirablement le sujet pour avoir contribué à le traiter à mes côtés pendant plusieurs mois. J’ai apprécié l’approche dans le rapport qu’a fait Pascal - très bonne approche -, il faut vraiment une taxe. » Un dirigeant écologiste préfère sourire des tentatives de séduction socialistes. Après tout, fait-il remarquer, si on se fait encore draguer, c'est qu'on ne se porte pas si mal.

Ecouter l'invité de la mi-journée de RFI sur le thème des journées d'été d'EELV

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