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France/Migrants

Migrants: réunion entre des maires de France et Bernard Cazeneuve

Les maires prêts à accueillir dans leur ville des réfugiés ou des demandeurs d'asile étaient conviés ce 12 septembre par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
Les maires prêts à accueillir dans leur ville des réfugiés ou des demandeurs d'asile étaient conviés ce 12 septembre par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. REUTERS/Regis Duvignau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, les maires prêts à accueillir dans leur ville des réfugiés ou des demandeurs d'asile étaient conviés ce samedi matin 12 septembre par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Pour cette réunion de travail à la Maison de la chimie à Paris, afin de coordonner leurs initiatives avec l'Etat, les représentants de quelque 600 communes ont fait le déplacement.

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Maires, préfets, représentants d’associations ; ils étaient au total un bon millier réunis samedi matin pour trouver des solutions concrètes à l’afflux de réfugiés. Il s’agit aujourd’hui, dans l’urgence, de connaitre les besoins en termes d’hébergement, mais aussi l’effort financier consenti par l’Etat alors que la France s’est engagée à accueillir 24 000 réfugiés en deux ans.

Dès cette semaine, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que la région Ile-de-France allait soulager l’Allemagne d’un millier de réfugiés irakiens et syriens. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides, Ofpra, est chargé de procéder à un écrémage afin que les personnes sélectionnées obtiennent rapidement le statut de réfugié et passent le minimum de temps au sein des structures d’accueil provisoires.

De leur côté, les maires sont donc chargés de trouver des solutions d’hébergement plus pérennes pour ces personnes sélectionnées et destinées à rester en France. Pour ce faire, l’Etat consent donc à verser mille euros par place d’hébergement créée pour mieux recenser et encourager les initiatives locales. Un coordinateur sera même nommé par chaque préfet de département.

La réunion de ce matin avait donc pour objectif de créer une dynamique, mais surtout d’imposer une méthodologie pour l’accueil des réfugiés dans les mois et les années à venir. « Les lignes bougent lorsque, je crois, on affirme sans état d’âme, sans se cacher, les convictions qui sont les nôtres, a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo. Convictions républicaines et humanistes, quelle que soit notre formation politique, quelle que soit notre philosophie. »

« En une semaine, se félicite la maire de Paris, notre pays est passé d’un refus massif, nous disait-on dans les sondages, de l’accueil de ces réfugiés, à une majorité de Français qui soutiennent le mouvement d’accueil des réfugiés. Une semaine ! Une semaine pour balayer ce que l’on nous disait sur le caractère étriqué de la société française qui aurait peur de tout, peur d’elle-même, peur de l’étranger, peur de la différence. Une semaine ! »

« Cela doit nous appeler à réfléchir, assure Mme Hidalgo. Lorsqu’on renonce effectivement à porter nos convictions dans le débat politique public, et bien effectivement, nous laissons la place à ce que certains appellent la “ lepénisation des esprits ". »

Quatre cent trente mille, c'est selon l'Office international des migrations le nombre de personnes qui ont traversé la Méditerranée depuis le mois de janvier. Près de 2 750 y ont laissé la vie. Pour ceux qui arrivent sur les côtes italiennes ou grecques, le chemin ne fait bien souvent que commencer. Si l'Europe les accueille, certains pays érigent aussi des murs et des clôtures pour les empêcher de passer.

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