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Audiovisuel

La redevance augmente d’un euro pour le contribuable français

Les locaux du groupe audiovisuel public français, France Télévisions
Les locaux du groupe audiovisuel public français, France Télévisions AFP PHOTO JEAN AYISSI
4 mn

Le gouvernement a tranché. Pour combler le déficit de l’audiovisuel public français, près de 100 millions d’euros en 2016, la redevance va augmenter de 1 euro et les taxes des entreprises de télécom vont s’alourdir.

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Un euro de plus en 2016, c’est une hausse limitée à l’inflation, conformément à la loi. Les Français vont donc payer une redevance de 137 euros annuels au lieu de 136 euros. Il était question de taxer les ordinateurs, tablettes, smartphones et même les box, tous les appareils qui permettent aux usagers d’accéder aux médias publics. Cela aurait pu rapporter gros, mais le chef de l’Etat, François Hollande, a promis de ne pas augmenter l’impôt des ménages. Et les élections approchent à grands pas !

Si les consommateurs sont épargnés, les opérateurs télécoms vont être, eux, taxés.
Orange, Free, SFR, Bouygues Telecom sont riches. Ils vont donc payer 1,2 % de leur chiffre d’affaires en 2016 ou lieu de 0,9 % actuellement. Orange estime cette surtaxe à 100 millions d’euros.

Evidemment, les télcos, comme on les appelle, fulminent ! Stéphane Richard, le patron d’Orange, a dénoncé « une forme de mépris » pour le secteur.

Initialement, cette taxe Copé a été mise en place pour compenser la fin de la publicité après 20 heures sur France Télévisions. Elle rapporte quelque 220 millions d’euros. En échange, les pouvoirs publics attendaient des efforts de gestion dont l’efficacité reste à prouver.

Radio France est déficitaire de 21 millions d’euros et France Télévisions de 10 millions, avec des besoins de financement de 100 millions supplémentaires pour 2016.

Le consommateur et les chaines privées épargnées

Il était aussi question de restaurer la publicité après 20 heures sur les chaines publiques, mais l’idée a été abandonnée par le gouvernement pour ne pas déstabiliser les autres médias. « Les chaînes privées doivent avoir les moyens de contribuer au pluralisme de l'information et à la création, notamment au financement du cinéma », a dit Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, dans le Journal du Dimanche.

Que l’Etat défende les chaînes privées est une très bonne nouvelle pour les marchés qui l’ont même saluée ce lundi matin. Les titres de TF1 et de M6 ont grimpé à la Bourse de Paris. Mais la nouvelle patronne des chaînes publiques France Télévisions n’a pas caché sa déception. Delphine Ernotte plaidait pour un retour de la publicité et pour une augmentation de la redevance. Elle souhaite même 200 millions d’euros de moyens supplémentaires. Ce qu’elle appelle « fromage et dessert ». Pour elle, le compte n’y est pas. C’est « régime » dit-elle dans un tweet.

La redevance en France une des moins élevées d’Europe

L’audiovisuel publicfFrançais est pourtant l’un des moins taxés d’Europe. Au Danemark, la redevance dépasse les 310 euros par an contre 136 euros pour nous. Les Allemands payent, eux, 215 euros par an, quel que soit le nombre de personnes dans le foyer et le nombre d’appareils. Ils sont aussi taxés sur les récepteurs radio.

Au Royaume-Uni, la redevance est de 198 euros annuels. La taxe est valable aussi pour ceux qui possèdent un ordinateur. Globalement, les prix varient entre 54 euros et 345 euros en Europe.

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