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France / Santé et médecine

France: un numéro vert pour informer sur le droit à l’IVG

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Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce lundi, c’est la journée mondiale pour le droit à l'interruption volontaire de grossesse. En France, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé ce matin une campagne de communication. Elle a notamment annoncé la mise en place d'un numéro vert national gratuit : le 0 800 08 11 11. Un numéro pour informer de manière objective, dit-elle, mais aussi lutter contre les idées reçues.

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Quarante ans après la loi Veil, les idées reçues demeurent. Selon un sondage Ifop, quatre Français sur dix pensent encore que l'on ne peut avorter qu'à l'hôpital. C'est faux. Trois Français sur dix pensent qu'une femme mineure doit demander l'autorisation à ses parents, et un sur dix imagine qu'il faut l'autorisation du partenaire. Là encore, c'est faux.

Pour la ministre de la Santé, il importe donc de mieux informer. Cela passe par une campagne de communication qui rappelle que l'avortement est un droit pour toutes les femmes. Des affiches vont être diffusées par voie de presse et sur internet. Trois visuels, des corps de femmes nus et trois slogans gravés sur leur peau : « IVG c'est mon droit », « C'est ma vie, je choisis » et « Mon corps m'appartient ».

Autre outil mis en place dès ce lundi, un numéro d'information national, un numéro d'écoute, de mises à disposition d'information. Cela existait déjà à échelle locale, mais jusqu'à présent, dans certaines régions de France, comme la Bourgogne ou le Nord-Pas-de-Calais, aucun numéro n'était mis en place.

Enfin, l'information se joue aussi sur les réseaux sociaux avec le lancement d'un hashtag sur Twitter « IVG c'est mon droit ». L'objectif est aussi de cibler les plus jeunes.Un film de 90 secondes pour rappeler que l'avortement est un droit en France. Sur les images, Chloé Ponce-Voiron témoigne. En couple depuis plusieurs années, la jeune femme a avorté il y a deux ans.

Encore trop d'a priori

Pour Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial, il y a encore trop d'a priori sur l'avortement : « On voit bien encore aujourd’hui l’importance des campagnes des anti-avortement qui culpabilisent beaucoup les femmes et qui sont importantes. Et puis on voit aussi le fait que pour certaines ils faut demander l’autorisation de quelqu’un, il faut aller voir un médecin, etc. » Avec cette campagne, poursuit-elle, on dit que c'est un droit et ceci est très important, que se soit un droit reconnu pour toutes les femmes et qu'elles n'ont besoin de demander l'autorisation à personne pour avorter.

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