France / migrations internationales / Bernard Cazeneuve

Des places d’hébergements et des policiers pour les migrants de Calais

Un migrant se protège de la pluie avec un sac poubelle en plastique, à Calais, ce mercredi 21 octobre 2015. Au second plan, la «jungle».
Un migrant se protège de la pluie avec un sac poubelle en plastique, à Calais, ce mercredi 21 octobre 2015. Au second plan, la «jungle». AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

En déplacement à Calais ce mercredi pour la septième fois en dix-huit mois, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dit avoir pris en compte « l’urgence » de la situation. Dans cette ville du nord de la France, près de 6 000 migrants vivent aujourd’hui dans la « jungle ». C’est deux fois plus qu’il y a trois semaines. Il a défendu sa ligne de conduite sur la même ligne que d’habitude : une politique d’humanité et de fermeté.

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Avec notre envoyée spéciale à Calais, Alice Pozycki

« A l’approche de l’hiver, l’hébergement est une urgence », indique Bernard Cazeneuve. Un camp aménagé accueillera 1 500 personnes avant la fin de l’année. Les femmes et les enfants seront, quant à eux, mis à l’abri dès la fin de la semaine. Mais l’objectif, rappelle le ministre, reste le départ des migrants de la « jungle » de Calais. « Cette lande n’est pas adaptée à leur séjour. A la fin de l’année, l’Etat aura construit près de 2 000 places d’hébergements réservés exclusivement aux migrants de Calais », a-t-il assuré.

Des centres d’accueil et d’orientation verront également le jour dans d’autres régions de France. Et pour les migrants qui refuseraient ces solutions, Bernard Cazeneuve promet la plus grande fermeté : « Les migrants qui refusent cette main tendue, qui poursuivent cette tentative vaine et dangereuse pour rejoindre le Royaume-Uni s’exposent à une reconduite à la frontière ou à des sanctions pénales. L’Etat doit être à l’écoute de leurs besoins, mais il doit aussi se montrer ferme. »

460 policiers supplémentaires

Des mesures qui rassurent les associations présentes à Calais. Même si Jean-François Corty, de Médecins du monde, préfère rester prudent. « Il faudra rester vigilant si l’on veut vraiment faire en sorte que toutes les personnes qui sont actuellement exposées à la vie dehors soient vraiment protégées », prévient-il.

Pour Bernard Cazeneuve, humanité et fermeté riment aussi avec sécurité : 460 policiers et gendarmes supplémentaires seront envoyés en renfort sur place dès ce jeudi.

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