France / Régionales

Les élections régionales s'annoncent mal pour la gauche

Distribution de tracts du Front national sur un marché à Denain, dans le nord-est de la France, le 8 octobre 2015. Denain, dont le taux de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne nationale, pourrait virer à droite aux régionales.
Distribution de tracts du Front national sur un marché à Denain, dans le nord-est de la France, le 8 octobre 2015. Denain, dont le taux de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne nationale, pourrait virer à droite aux régionales. REUTERS/Pascal Rossignol

A deux mois des élections régionales, tous les sondages donnent la gauche largement perdante. La nouvelle carte des régions pourrait virer au bleu et même en bleu marine par endroits. 

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La gauche doit-elle se préparer à une nouvelle lourde défaite électorale après les municipales, les Européennes et les départementales ? A en croire le dernier sondage de l'institut BVA, sur les treize nouvelles régions, sept pourraient être gagnées par la droite parmi lesquelles l'Ile de France.

Dans cette région symbolique où le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone s'est engagé pour essayer de contrecarrer Valérie Pécresse, le score serait serré, mais la candidate des Républicains l'emporterait tout de même de justesse.

Le rassemblement au second tour du Parti socialiste et de ses alliés, notamment écologistes, ne lui permettrait de conserver que trois régions : la Bretagne où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient d'annoncer sa candidature, l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Des résultats qui représenteraient, s'ils étaient confirmés dans les urnes, un revers sévère pour le PS qui dirigeait toutes les régions métropolitaines sauf une. Un revers qui serait d'autant plus lourd si le Front national réussissait à remporter deux régions : Provence-Alpes-Côte d'Azur et surtout Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où Marine Le Pen est candidate et où un sondage de La Voix du Nord indique, à six semaines du scrutin, qu'elle pourrait gagner avec 46 % des voix.

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