Sarkozy/Russie

Visite en Russie: Nicolas Sarkozy estime avoir «un rôle à jouer»

Nicolas Sarkozy a été reçu par le président russe Vladimir Poutine jeudi 29 octobre notamment sur le dossier syrien alors que s'ouvrent vendredi des discussions internationales à Vienne.
Nicolas Sarkozy a été reçu par le président russe Vladimir Poutine jeudi 29 octobre notamment sur le dossier syrien alors que s'ouvrent vendredi des discussions internationales à Vienne. REUTERS/Sergei Chirikov

Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi 29 octobre Vladimir Poutine en Russie. Un déplacement qui a suscité des critiques en France, -la gauche dénonçant une forme de «diplomatie parallèle» à même de fragiliser la position française notamment sur la Syrie alors que s'ouvrent des discussions internationales ce vendredi à Vienne. Une démarche pourtant revendiquée par l'ancien chef de l'Etat qui estime «avoir un rôle un jouer» en tant que chef de l'opposition sur la scène internationale.

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Le Premier ministre Valls s'inquiète cette diplomatie parallèle, mais Nicolas Sarkozy n’en a cure : « Moi je ne veux pas polémiquer avec monsieur Valls. On a parlé avec monsieur Poutine de choses tellement plus importantes que la petite politicaille. Qu’est-ce qui compte aujourd’hui ? Il faut faire en sorte qu’en Syrie – qui est un drame ! – au lieu d’avoir deux coalitions – une coalition avec les Américains et une coalition avec les Russes – il n’y en ait qu’une seule contre un seul ennemi commun qui est Daesh ».

La Russie est incontournable dans le dossier syrien, insiste l’ex-chef de l’Etat, qui est toujours en contravention avec la ligne française du président Hollande, a également souligné que le départ du président syrien n’était pas un préalable à une solution politique.

« Je considère que Bachar el-Assad ne peut pas représenter l’avenir de la Syrie, que la question des modalités de son départ est posée et qu’il ne faut pas en faire un préalable. Et je pense que Bachar el Assad c’est une chose et son parti, c’en est une autre » poursuit l'ancien président.

En tant que responsable de l’opposition et ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy explique avoir encore le devoir de contribuer à défendre les intérêts de la France. Une manière également et surtout de s’opposer frontalement à François Hollande sur des sujets régaliens. A seize mois de l’élection présidentielle, la bataille est entamée.

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