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France / Terrorisme

Attaques terroristes: Paris meurtri, mais Paris uni

Devant le bar «Le Carillon» et le restaurant «Le Petit Cambodge», des centaines de personnes sont venus dimanche se recueillir, déposer des bougies et des fleurs et se réconforter.
Devant le bar «Le Carillon» et le restaurant «Le Petit Cambodge», des centaines de personnes sont venus dimanche se recueillir, déposer des bougies et des fleurs et se réconforter. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après les attentats qui ont touché Paris, vendredi 13 novembre, des milliers de personnes se sont recueillies dimanche devant les différents lieux ciblés. Tous souhaitaient témoigner de leur soutien et montrer que la France est soudée. Une messe a également été célébrée à la cathédrale Notre-Dame. A Paris, le climat reste malgré tout extrêmement tendu. Plusieurs mouvements de panique se sont produits dans la capitale.

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■ Des réunions malgré l'interdit

Dimanche, ils étaient des centaines réunis devant le Bataclan, venus chanter et se réconforter. Beaucoup viennent aussi déposer des bougies et des fleurs. « On allumait des bougies pour apporter un peu de lumière, accompagner les gens qui sont partis », explique une habitante, venue en famille.

A quelques centaines de mètres, devant « Le Petit Cambodge » et « Le Carillon », ce sont les mêmes scènes de recueillement, dans le silence. « C'est une ambiance qui s'impose, une ambiance de paix, de recueillement, d'émotion (...) Il faut absolument que tout s'arrête, que cette haine dans les cœurs disparaisse. Plus jamais cela ! », martèle un habitant.

Les Parisiens veulent aussi montrer qu'ils refusent de céder à la psychose, comme l'explique cette femme : « J'ai décidé de partir, de me balader dans Paris, comme le jour d'avant. » Malgré tout, la violence de ces attaques est encore dans toutes les têtes. Et dimanche après-midi, des mouvements de panique se sont produits dans plusieurs lieux de la capitale.

■ D'inquiétants mouvements de panique

Une première fausse alerte se produit près de Châtelet-Les Halles vers 18h30, quand les sirènes retentissent de nouveau. « J'étais devant le centre Pompidou, j'étais en train de parler avec mes amis justement de ce qui c'était passé vendredi soir et là, on a vu un mouvement de foule, des gens qui courraient, c'était la panique. »

La rumeur s'empare de la foule : « Des gens nous ont proposé de [nous] abriter chez eux. Des gens disaient à ce moment-là qu'il y avait des tirs qui partaient, qu'il y avait des gens à terre. D'autres, qui arrivaient en sens inverse, disaient qu'il n'y avait rien. Non, je n'ai rien compris. »

Au même moment, un simple accrochage place de la Bastille prend des proportions inattendues. « Plein de gens ont déserté les terrasses, parce qu'ils avaient peur (...) parce qu'il y a eu un carambolage (...) Les serveurs des cafés étaient mi-blasés, mi-paniqués », témoignent deux jeunes filles.

La place de la République s'est elle aussi vidée en quelques secondes : « On est sortis du métro, on allait monter quand quelqu'un s'est mis à hurler : " Il y a des coups de feu ". » Il s'agissait à chaque fois de fausses alertes. Mais cela dénote de la tension qui règne dans Paris.

■ Une messe à Notre-Dame de Paris

Une messe à l’attention des victimes des attentats de Paris a été célébrée dimanche soir à Notre-Dame par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Une cathédrale pleine à craquer et une foule d’anonymes. Le glas lourd et pesant a résonné à l’intérieur de Notre-Dame.

Les fidèles ont été soigneusement fouillés avant de s’engager sur le parvis, contrôlés par les forces de sécurité. Croyants ou non, ils sont venus se recueillir ou soutenir par leur présence un proche en deuil : « On est quatre amis, ensemble en soutien à cet ami qui a perdu son fils au Bataclan », explique un participant, interrogé.

Dans son homélie, le cardinal André Vingt-Trois a rappelé l’indéfectible attachement de la société française au respect de la valeur unique de chaque existence humaine et de sa liberté : « Face à la barbarie aveugle, toute fissure dans ce socle de nos convictions serait une victoire de nos agresseurs. »

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, était présent à Notre-Dame. En revanche, aucun représentant du culte musulman. C’est vendredi prochain que la grande mosquée de Paris honorera la mémoire des victimes. Son recteur, Dalil Boubakeur, a appelé tous les musulmans de France à s’associer à la minute de silence de ce lundi à midi.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a tenu dimanche une messe à Notre-Dame à l'intention des victimes.
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a tenu dimanche une messe à Notre-Dame à l'intention des victimes. REUTERS/Lionel Bonaventure/Pool

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