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Cop21

Sommet France-Océanie: l'inquiétude des Etats insulaires

Grande table ronde pour le sommet France - Océanie ce jeudi 26 novembre à l'Elysée, en prélude à la COP21.
Grande table ronde pour le sommet France - Océanie ce jeudi 26 novembre à l'Elysée, en prélude à la COP21. AFP/Michel Euler
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Ce jeudi matin s’est ouvert au palais de l’Elysée le quatrième sommet France-Océanie, le premier depuis 2009. François Hollande profite de la venue de tous les chefs d’Etat et de gouvernement de Mélanésie, Polynésie et Micronésie pour la COP21 à Paris pour relancer ce sommet en sommeil depuis six ans. La séance de ce jeudi matin était consacrée à la COP21, et le président français, lors de son discours d’ouverture, a voulu rassurer tous ces pays touchés au premier plan par les conséquences du dérèglement climatique.

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Ces petites Etats insulaires sont touchés par la montée des eaux et des cyclones plus violents qu’auparavant. Pour les rassurer, dès l'ouverture de la rencontre, François Hollande a souligné que l’objectif de la COP21 était de conclure un accord contraignant, qui puisse être régulièrement révisé pour limiter le réchauffement à moins de deux degrés d’ici la fin du siècle.

Car plus que l'objectif communément admis de deux degrés de hausse des températures, ces pays demandent 1,5 degré maximum. Et leurs spécificités seront prises en compte, a affirmé le président français, qui a aussi parlé des financements pour une meilleure adaptation face aux dérèglements climatiques. Cent milliards de dollars sont prévus mais cet argent doit être facilement accessible. On parlera aussi à la COP21 du suivi de l'accord s'il est trouvé, a promis le président français.

François Hollande a aussi parlé de la place de la France en Océanie, appuyant la demande des gouvernements de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française d'être accueillis avec le statut de membres pleins lors du prochain forum des îles du Pacifique. Ils représentent la France dans la région, a souligné le président, qui a aussi remercié tous les pays présents des messages qui lui ont été envoyés lors des attaques sur Paris, rappelant que l'Australie, elle aussi, avait été touchée par le terrorisme et appelant à une coopération plus importante dans le domaine de la sécurité.

Le sommet France-Océanie ne s'était pas réuni depuis 2009. La rencontre avait été lancée en 2003 par le président de l'époque, Jacques Chirac, afin de réchauffer les relations diplomatiques après les essais nucléaires à Mururoa.

Parmi les régions qui doivent être regardées avec le plus d'intensité, il y a les Etats insulaires du Pacifique parce que là ce n'est pas une question de cadre de vie, c'est une question de survie.

François Hollande: notre volonté est de conclure un accord «ambitieux, contraignant, qui puisse être régulièrement révisé»

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