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COP21

COP21: la jeunesse donne de la voix

Les jeunes ont investi la grande tente «Générations climat», en marge de la COP21
Les jeunes ont investi la grande tente «Générations climat», en marge de la COP21 REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Ce jeudi 3 décembre au Bourget s’est tenu un symposium sur la jeunesse et le futur. Depuis Copenhague en 2009, les jeunes ont la parole dans les sommets climat. Une minorité peut participer aux négociations aux côtés des délégations en tant qu’observateurs. Les autres, qui n’ont pas accès aux conférences, se font également entendre par d’autres voies. Reportage.

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Avec notre envoyé spécial au Bourget, Stéphane Lagarde

La lutte contre le réchauffement en chantant, c’est ce que fait la délégation de Samoa qui marche d’un pas décidé vers la grande tente « Générations climat », en marge de la COP21. Le chapiteau des jeunes, comme on dit ici, accueille conférences et performances.

Fleur de frangipanier dans les cheveux, Brianna a grandi sur un petit atoll balayé par les vents. « A Samoa, le changement de climat est définitivement une réalité, témoigne-t-elle. J’ai 17 ans et les gens de ma génération qui ont grandi dans le Pacifique ont vu les cyclones ruiner les fermiers et dévaster leurs plantations. Avec, évidemment des conséquences sur notre économie. Et les inondations tuent les villageois. Le réchauffement a donc des effets tout à fait palpables pour les habitants du Pacifique, et si rien ne sort de concret à la COP21, c’est inacceptable ! »

Dans les espaces de « Générations climat », de nombreux stands sont réservés à la société civile, aux côtés d’étranges bornes pour recharger… les smartphones. « Je pédale », raconte Raphaël. Contre le réchauffement climatique ? « Là, pour l’instant, je pédale pour recharger mon téléphone portable. »

Une génération qui entend faire bouger les choses

Raphaël, 23 ans, fait partie de l’armée des volontaires chargés d’orienter les délégations. « La nouvelle génération est plus consciente du fait qu’elle ne pourra pas vivre comme vivaient nos parents ». Vous en voulez à l’ancienne génération ? « Non pas du tout… Vous savez, c’est Ban Ki-moon qui dit toujours on est la première génération à savoir et la dernière à pouvoir faire quelque chose, donc il n’y a pas de raison d’en vouloir aux générations précédentes. En revanche, on pourra s’en vouloir à nous-mêmes si jamais on ne fait rien », conclut le jeune homme.

Grands panneaux blancs et lettres noires : « Mettez les gros pollueurs dehors ! ». Les jeunes de l’association Corporate Accountability International sont en colère. Une trentaine d’entre eux ont manifesté ce jeudi au Bourget, dont le Québécois Gabriel D’Astous. « C’est un non-sens complet, s’insurge-t-il. Il y a des compagnies pétrolières qui sont à l’intérieur des négociations alors que nous, les voix de la jeunesse, sommes tenus à l’écart. »

Heureusement, d’autres ont plus de chance et, depuis Copenhague, peuvent accéder aux débats. « On a réussi à obtenir deux places dans les négociations avec deux jeunes observateurs : l’un d’EUREFED qui est un autre réseau étudiant français pour le développement durable, et l’un pour CliMates. Ca nous permet d’être aux côtés des négociateurs français – on a suivi leurs négociations, par exemple sur les focus forêts et agriculture, etc. –, mais aussi de porter la voix de la jeunesse au sein des négociations », raconte Mathilde Didio de l’association CliMates. La voix d’une jeunesse présente en nombre dans les allées du Bourget et bien décidée à faire entendre ses idées, si nécessaire en chantant.

• Retrouvez aussi notre site spécial et notre dernier webdocumentaire consacrés à la COP21.

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