Accéder au contenu principal
France

Régionales: le candidat PS dans l’Est refuse de se plier aux consignes

Le candidat socialiste Jean-Pierre Masseret est arrivé troisième en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 16,11 % des voix.
Le candidat socialiste Jean-Pierre Masseret est arrivé troisième en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 16,11 % des voix. AFP / Fred Marvaux
Texte par : RFI Suivre | AFP
2 mn

Jean-Pierre Masseret, à la tête de la liste PS arrivée troisième en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, a confirmé son maintien pour le second tour des élections régionales. Et cela en dépit des consignes données dimanche soir par le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

Publicité

Au lendemain du premier tour des élections régionales, un bras de fer vient de s’engager entre la direction du Parti socialiste et son candidat dans la région Est.
Arrivé troisième avec 16,11 % des voix, loin derrière le FN de Florian Philippot et la liste LR-UDI menée par Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret avait exprimé dès l’annonce des résultats son refus de se retirer pour le second tour.

Malgré la consigne passée par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, malgré l'intervention du Premier ministre Manuel Valls en personne, malgré la menace de se voir enlever l’étiquette socialiste, Jean-Pierre Masseret persiste : pas question de se retirer et de fusionner avec la droite. A l’issue d’une longue réunion avec ses têtes de liste départementales dans une ambiance tendue, il a annoncé vouloir continuer « le combat ». « C’est l’affrontement avec le FN qui fera reculer ce parti, pas l’évitement », assure le président du conseil régional de Lorraine et ancien ministre de Lionel Jospin.

« Pourquoi faudrait-il maintenant que nous abandonnions alors que 50 % de nos concitoyens ne se sont pas encore exprimés ? » s’est interrogé Jean-Pierre Masseret. Et d’ajouter : « Nous considérons que les électeurs de gauche qui se sont exprimés ont besoin demain d’être représentés dans la nouvelle assemblée territoriale. » Le candidat a déposé sa liste en fin d'après-midi.

A droite, on écarte aussi toute idée de fusion avec le PS comme les encourageait la candidate écologiste. « Faire une fusion des listes, c’est juste impossible », a affirmé Philippe Richert, considérant que si le PS refusait de se retirer, il favorisait « évidemment » le FN.

Arrivé largement en tête au premier tour avec 36 % des voix, le FN affiche son optimisme. « Nous sommes dans une telle dynamique – à condition de faire une bonne campagne cette semaine, et on y travaille – qu’on peut envisager la victoire dans tous les cas, quelle que soit la configuration », c’est-à-dire avec ou sans le maintien du PS, a assuré Florian Philippot, estimant qu’en refusant de se retirer, Jean-Pierre Masseret tenait « ses engagements ».

Ce lundi soir, Jean-Christophe Cambadélis et Manuel Valls ont appelé à voter pour le candidat de droite dans la région Grand Est. Le Premier ministre a renouvelé sa demande en enjoignant Jean-Pierre Masseret à « être digne » et à se retirer du second tour.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.