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France

Régionales: Claude Bartolone franchit la ligne jaune

Le candidat PS en Ile-de-France, Claude Bartolone, à bord du ballon Air de Paris, ce jeudi 10 décembre 2015.
Le candidat PS en Ile-de-France, Claude Bartolone, à bord du ballon Air de Paris, ce jeudi 10 décembre 2015. LOIC VENANCE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A deux jours du second tour des élections régionales en France, la campagne se tend en Ile-de-France. Le candidat du PS Claude Bartolone a accusé sa rivale de droite Valérie Pécresse (LR) de défendre la « race blanche » et de « tenir le même discours que le Front national ». Un dérapage qui suscite l'indignation à droite à l'approche d'un scrutin qui s'annonce très serré.

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« Nous ne voulons pas devenir la Seine-Saint-Denis de Bartolone ». C'est ce qu'on peut lire sur une affiche de campagne de Valérie Pécresse et c'est ce slogan qui déclenché la colère de Claude Bartolone. « C'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux », dit-il dans les pages du magazine L'Obs.

« Race blanche ». Pour sa rivale de droite, il est allé trop loin. « C'est abject. J'ai honte pour la politique », a rétorqué Valérie Pécresse. « Il y a des lignes jaunes qu’on ne peut pas franchir. La campagne n’autorise pas tout. »

Derrière Pécresse, son camp fait bloc

Pour François Fillon « Claude Bartolone bascule dans l'infamie ». L’ancien Premier ministre dénonce une « discrimination anti-française ». « La gauche francilienne se déshonore », surenchérit Alain Juppé.

Jusqu'à Bernard Accoyer, le prédécesseur de Claude Bartolone au perchoir de l'Assemblée. « Venant du président de l’Assemblée nationale, c’est particulièrement dommage. Il faut qu’il s’excuse et qu’il se ressaisisse. »

De son côté, Christian Jacob, patron des députés LR, a demandé à Claude Bartolone de « quitter le caniveau et (de) remonter sur son perchoir », parlant du « dérapage de trop ».

A gauche, ils sont beaucoup moins nombreux à sortir du bois pour défendre leur candidat. Embarrassé, Razzi Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, le fief de Claude Bartolone, tente une explication de texte.

« Il a voulu dire qu’à un moment donné il fallait savoir quelle Pécresse était candidate. Est-ce que c’est la Pécresse de la ‘manif pour tous’, est-ce que c’est la Pécresse de la droite extrême. C’est cela que Bartolone a voulu pointer du doigt.»

Faire tomber les masques et mobiliser les abstentionnistes. Au coude à coude avec Valérie Pécresse en Ile-de-France dans les sondages, Claude Bartolone vient surtout de faire un beau cadeau à sa rivale qui n'en demandait pas tant.

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