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France / Renseignement

Secret défense: un rapport qui bouscule les idées reçues

Le siège de la DGSE à Paris.
Le siège de la DGSE à Paris. AFP PHOTO / MARTIN BUREAU
Texte par : RFI Suivre
1 min

En ces temps de menace terroriste, c’est l’un des sujets les plus sensibles de la République. Le secret défense est au cœur d’une étude inédite effectuée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Une première dans l’histoire de France. Comme le révèle ce vendredi Le Figaro, ce document bouscule quelques idées reçues sur le sujet, tout en étant une véritable radiographie, riche en statistique.

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Premier constat : le secret qui a pour objectif de protéger les intérêts fondamentaux du pays, est à l’origine d’une production foisonnante. Sur la seule année 2015, 288 000 dossiers ont été estampillés « secret défense ».

Contre toute attente, c’est le ministère de l’Ecologie qui est concerné en premier lieu, en raison notamment de la thématique nucléaire. Vient ensuite le ministère de la Défense, alors que le ministère de l’Intérieur, bien que situé en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, ne manipule que 4% du secret.

Plus de 413 000 personnes en France ont été habilitées cette année à avoir accès à cette matière ultrasensible qui se présente sous forme de documents, d’objets ou encore de fichiers informatiques. Tous ces supports sont gardés dans une armoire forte et dans une zone tenue secrète. Ils y restent jusqu’à ce qu’ils ne présentent plus l’enjeu pour les intérêts du pays. Des dérogations peuvent être cependant accordées à la demande des scientifiques. C’est ainsi que les archives liées à l’engagement de la France au Rwanda entre 1990 et 1994 doivent être bientôt déclassifiées.

 

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