Accéder au contenu principal
France

France: des policiers accusés de violences contre des adolescents

C'est la première fois qu'une plainte collective pour «violences volontaires aggravées», «agression sexuelle aggravée» ou «discrimination» est déposée.
C'est la première fois qu'une plainte collective pour «violences volontaires aggravées», «agression sexuelle aggravée» ou «discrimination» est déposée. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une enquête a été ouverte, vendredi à Paris, suite au dépôt d’une plainte par 18 adolescents accusant des policiers de violences, agressions sexuelles et insultes racistes. C'est la première fois qu'une plainte collective pour de tels faits est déposée.

Publicité

« Libanais de merde », « singes », « vieille tête de noire ». Ces propos sont attribués à des policiers français. Les victimes présumées de ces insultes racistes, des jeunes âgés de 14 à 18 ans, ont décidé de parler et de porter plainte pour « violences volontaires aggravées », « agression sexuelle aggravée », « discrimination », « séquestration » et « abus d'autorité ».

Une enquête a ainsi été ouverte vendredi. Les faits rapportés sont graves et la liste des accusations est impressionnante. En plus des violences verbales, les plaignants font état de violences physiques. Les policiers auraient par exemple fait usage de bombe lacrymogène, imposé des fouilles au corps obligeant leurs victimes à se déshabiller. Ils seraient même allés jusqu'à des agressions à caractère sexuel.

La police des polices saisie

Les victimes, des Français d'origine immigrée, affirme régulièrement être la cible de la police dans certains quartiers populaires. Un dialogue et des démarches de médiations ont été demandés en vain par des éducateurs qui se sont rapprochés du commissariat du 12e arrondissement de Paris où se seraient déroulés les faits.

Selon l'avocat des adolescents, il y aurait même eu des représailles de la part des policiers. A ce stade de l'enquête, pas question pour la justice française de prendre ces accusations à la légère. L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a été saisie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.