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Terrorisme

De Vigipirate à Sentinelle, le dispositif anti-attentat en France

Des policiers, armes à la main, ont été déployés en nombre ce 7 janvier aux abords de la Goutte d'Or où a eu lieu un incident devant un commissariat.
Des policiers, armes à la main, ont été déployés en nombre ce 7 janvier aux abords de la Goutte d'Or où a eu lieu un incident devant un commissariat. REUTERS/Charles Platiau

Depuis le 7 janvier 2015, la sécurité est renforcée sur le territoire français : le niveau « alerte attentat » du plan Vigipirate a été activé dans plusieurs régions. Et une opération militaire - Sentinelle - a été lancée quelques jours plus tard en complément de ce plan.

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Le premier plan de lutte français contre la menace terroriste a été élaboré à la fin des années 1970. La menace n'était alors pas jihadiste. Elle émanait de groupes politiques ou régionalistes comme les anarcho-communistes d’Action Directe, les séparatistes basques d’ETA ou les indépendantistes corses du FLNC.

Réaménagé à plusieurs reprises, ce plan prend le nom de Vigipirate en 1995, à la suite d’une série d’attentats perpétrés par des islamistes algériens. Et si dans les vingt dernières années le nom n’a pas changé, sa structure a, elle, encore été modifiée. Ce plan ne compte désormais plus que deux niveaux.

Vigipirate, mode d'emploi

Le moins élevé est nommé « Vigilance ». Reconnaissance d’une menace élevée constante, il se veut une « posture permanente de sécurité ». Prévu pour durer dans le temps, ce niveau prévoit une surveillance dans les transports, dans les lieux publics très fréquentés et un contrôle des accès aux sites institutionnels. Ce niveau « Vigilance » peut par ailleurs être renforcé sur une durée limitée, le temps par exemple d’un événement sportif. Des mesures de sécurité plus contraignantes sont alors prises de manière temporaire.

Le second niveau est celui activé en Ile-de-France et dans les Alpes-Maritimes le 7 janvier dernier. Il le fut également en Picardie durant la traque des frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo, et en Rhône-Alpes après l’attentat de Saint-Quentin Fallavier. L’« alerte attentat » implique un renforcement des contrôles, une interdiction de stationnement aux abords des établissements scolaires, une mise en alerte des forces d'intervention. Ce niveau se veut un mode de protection maximale.

10 000 militaires engagés dans Sentinelle

Mais dans la foulée des attentats de janvier 2015, une opération militaire baptisée Sentinelle est lancée en complément de Vigipirate. Dans les jours qui ont suivi ces attaques, 10 000 militaires ont été mobilisés et déployés sur le territoire pour assurer la sécurité des lieux jugés sensibles : transports, gares, aéroports ou lieux de culte notamment.

Des effectifs très conséquents : 10 000 militaires, c’est trois fois plus que le nombre de soldats mobilisés dans le cadre de l’opération Barkhane pour lutter contre les groupes jihadistes au Sahel. Le nombre de militaires déployés sur le territoire français a été revu à la baisse au fil des mois, mais est revenu à son niveau d'origine après les attentats du 13 novembre. Sentinelle est devenue une véritable opération intérieure de l’armée française.

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