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France / Justice

Commissariat attaqué à Paris: le père de l’assaillant porte plainte

Tarek Belgacem a été abattu par la police le 7 janvier 2016, dans le quartier de la Goutte d'Or, à Paris.
Tarek Belgacem a été abattu par la police le 7 janvier 2016, dans le quartier de la Goutte d'Or, à Paris. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Taoufik Belgacem, le père de Tarek Belgacem, porte plainte. Son fils avait été tué par des policiers le 7 janvier dernier devant un commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris alors qu'il s'avançait vers eux armé d'un hachoir de boucher en criant « Allah Akbar ».

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Pour Taoufik Belgacem, il y a trop de zones d’ombre dans cette histoire. Ce Tunisien de 50 ans vient d'arriver en France pour récupérer le corps de son fils et l'enterrer au pays. Deux semaines après la mort de Tarek, il ne comprend toujours pas ce qu'il s'est passé. « La police française n'a pas respecté la loi française. Le fait qu'une personne sorte une arme blanche, ça n'autorise pas à ce qu'on l'abatte. La vérité, elle a été filmée par la caméra de vidéosurveillance du commissariat », affirme-t-il.

Le 7 janvier dernier, Tarek Belgacem avait été tué par des policiers du commissariat de la Goutte d’Or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris alors qu’il se dirigeait vers eux en courant, armé d’un couteau de boucher, au cri de « Allah Akhbar » (« Dieu est le plus grand », en arabe). Il avait refusé de s’arrêter malgré les sommations des policiers, qui avaient alors fait feu. Il était équipé d'un gilet d'explosifs qui s'était révélé factice. Un papier retrouvé sur lui mentionnait une allégeance au chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, et une volonté de venger les attaques en Syrie.

Si la plainte contre X de Taoufik Belgacem est jugée recevable, Me Nasr Azaiez, son avocat, pourra prendre connaissance du dossier. « Toute la version des policiers qui l’ont abattu est très contestée par les témoins présents sur les lieux, assure Me Nasr Azaiez. Mais même à supposer que cette version est exacte, elle ne confirme pas que les conditions de la légitime défense sont réunies. On considère que le simple fait de montrer une arme blanche justifie d’abattre la personne sur le champ, sans jugement. »

Cette plainte entraîne de fait l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet. Celui-ci peut ensuite la classer sans suite, ou ouvrir une information judiciaire. Ce n'est qu'à ce moment-là que la famille Belgacem pourra prendre connaissance des éléments du dossier.

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