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France

France: manifestation des opposants à l'état d'urgence

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris entre la Place de la Républque et le Palais-Royal à l'appel des collectifs «Nous ne céderons pas» et «Stop l'état d'urgence», le 30 janvier 2016.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris entre la Place de la Républque et le Palais-Royal à l'appel des collectifs «Nous ne céderons pas» et «Stop l'état d'urgence», le 30 janvier 2016. PHILIPPE HUGUEN / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est une première depuis l'instauration de l'état d'urgence en France : quelques milliers d'opposants à ce régime d'exception ont manifesté ce samedi 30 janvier dans les rues de plusieurs dizaines de villes françaises. À Paris, 5 500 personnes selon la préfecture de police, 20 000 selon les organisateurs, ont bravé la pluie entre la place de la République et le Palais-Royal.

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Au cri de slogans tels : « état d'urgence, état policier », des milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris et dans toute la France pour dénoncer le projet de déchéance de nationalité et l'état d'urgence, qui devrait être prolongé. Instauré après les attentats du 13 novembre, l'état d'urgence a déjà été prolongé 3 mois, jusqu'au 26 février et le gouvernement s'apprête une nouvelle fois à le prolonger pour trois mois supplémentaires.

Elles répondaient à l'appel lancé dans près de 70 villes en France par deux collectifs - « Nous ne céderons pas » et « Stop état d'urgence » - qui regroupent entre autres des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l'homme (FIDH).

Reportage lors de la manifestation contre l'état d'urgence

Alors à Paris, le cortège a démarré en début d'après-midi place de la République direction le Palais-Royal où se trouve notamment le Conseil d'État, lieu symbolique pour les opposants à l'état d'urgence.

En effet, il y a une dizaine de jours, la Ligue des droits de l'homme avait saisi le Conseil d'État pour demander la suspension de tout ou partie de l'état d'urgence. Une requête finalement refusée par la haute juridiction.

Mais malgré la décision du Conseil d'État, trois mesures restent dans le collimateur de la LDH. Elle les considère comme liberticides : les perquisitions administratives, qui ne sont pas soumises à l'autorisation d'un juge judiciaire ; l'assignation à résidence ; et puis l'interdiction de réunion prise par arrêté préfectoral. Cela avait été le cas par exemple des manifestations prévues pendant la COP21.

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