France / Islam / Terrorisme

La prévention de la radicalisation en discussion avec l’islam de France

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris (G), et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, ce lundi 21 mars 2016 à Paris, lors de la deuxième rencontre de «l'instance de dialogue avec l'islam de France».
Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris (G), et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, ce lundi 21 mars 2016 à Paris, lors de la deuxième rencontre de «l'instance de dialogue avec l'islam de France». MIGUEL MEDINA / AFP

« L'instance de dialogue avec l'islam de France » entre le gouvernement et les représentants du culte musulman, à l'initiative du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve était de retour pour sa deuxième édition. Après les attentats du 13 novembre 2015, l'objectif de cette rencontre portait sur la prévention de la radicalisation. Au programme, quatre ateliers sur la prévention et la radicalisation en prison, sur les discours pour prévenir la radicalisation, sur les jeunes acteurs de cette prévention et sur la mobilisation dans les territoires.

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Comment lutter contre la radicalisation et promouvoir un islam fort ? Ces questions étaient au cœur de cette instance de dialogue avec l'islam de France.

« C’est une radicalisation par rapport à l’islam, donc, nous, musulmans, nous avons quelque chose à dire sur cette question-là, en étant vigilants, en surveillant nos lieux de culte, en surveillant qui les anime, et d’où viennent les sources de la radicalisation », a souligné Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris.

S'agissant de la prévention de la radicalisation dans les prisons, il faut redoubler de vigilance a souligné l'aumônier Mohamed Loueslati : « Ça passe par le travail des surveillants, le travail des psychologues, le travail de l’administration, mais aussi, et beaucoup, par l’aumônier. C’est lui qui va déconstruire le raisonnement théologique de certains détenus, c’est lui qui va protéger la grande masse des détenus qui sont, eux, innocents. Ils ne cherchent pas à tomber dans le radicalisme ou dans la violence et là, on nous donne des moyens pour intervenir et il faut poursuivre ce travail ».

Aujourd’hui, près de 2000 personnes sont impliquées dans les filières jihadistes, a rappelé le ministère de l'Intérieur.

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