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France

La commission d'enquête des attentats de Paris en Belgique et aux Pays-Bas

Devant le Bataclan, les membres de la commission d'enquête parlementaire, le 17 mars 2016.
Devant le Bataclan, les membres de la commission d'enquête parlementaire, le 17 mars 2016. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, plusieurs membres de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris se rendent ce jeudi 7 avril à Bruxelles, avant d’aller dans le quartier de Molenbeek, puis à La Haye, aux Pays-Bas, vendredi. Au programme de la partie belge de ce déplacement : des entretiens avec des magistrats et des responsables des services de renseignement… Une visite qui n’a visiblement pas été du goût de tout le monde à Bruxelles après les propos tenus en mars dernier dans la presse belge par le député Alain Marsaud, membre de cette commission.

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C’est une interview accordée au quotidien belge Le Soir le 21 mars dernier qui a mis le feu aux poudres. Dans cet entretien, le député les Républicains Alain Marsaud, membre de cette commission d’enquête parlementaire, tire à boulets rouges sur la Belgique : « la naïveté des autorités belges nous a coûté 130 morts », déclare-t-il. Ces propos ont suscité la colère à Bruxelles et ont sérieusement compliqué l’organisation de ce déplacement.

Pourtant, cela n’empêche pas Alain Marsaud de réitérer encore aujourd’hui ces attaques : « Bien sûr que la Belgique a une grande responsabilité dans ce qui est arrivé en France, comme ils ont une grande responsabilité dans ce qui est arrivé à Bruxelles. Grande naïveté, sans doute issue d'une grande convivialité. Peut-être que nos amis belges sont trop conviviaux... »

Pour apaiser les choses, Alain Marsaud ne participera à ce déplacement. Ses propos ne cessent d’irriter au sein même de la commission d’enquête. Les élus présents veulent pouvoir faire sereinement leur travail. Ce jeudi à Bruxelles, ils doivent s’entretenir avec magistrats et responsables de services de renseignement, avant de rencontrer vendredi matin le bourgmestre de Molenbeek. « Le but de cette visite est de comprendre les logiques de renseignements à l'échelle européenne, de déterminer quelles ont été les carences et comment on peut travailler à une agence européenne de renseignements ou en tout cas une meilleure coordination de ceux-ci », s'interroge le député radical de gauche Olivier Falorni.

Après la Belgique, les parlementaires se rendront vendredi après-midi à La Haye, aux Pays-Bas. Au programme : les visites d’Europol, l’office européen de police et d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire européenne.

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