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France

France: l'écologie politique face à ses divisions

Le vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, le 2 décembre 2015.
Le vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, le 2 décembre 2015. MARTIN BUREAU / AFP

Une nouvelle défection a frappé EELV, avec l'annonce lundi du départ de Denis Baupin. Le vice-président de l'Assemblée expliquait de moins en moins partager « les choix stratégiques du mouvement ». 2015 était déjà une année noire pour les écologistes, 2016 ne s’annonce pas mieux.

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Cet énième départ n’est pas une surprise : cela fait bien longtemps que Denis Baupin, par ailleurs à la ville époux d’Emmanuelle Cosse, ex-patronne du parti et ministre du Logement depuis deux mois, ne cachait plus ses divergences avec l’orientation du parti et s’affichait aux nombreuses réunions de ceux qui avaient déjà claqué la porte du mouvement, après des mois de déchirements suite au départ de Cécile Duflot du gouvernement en 2014.

Des divisions sur lesquelles les amis de François Hollande, sans le dire, avaient appuyé, avec cet objectif : tout fait pour que le parti explose. L’arrivée au gouvernement de trois écologistes en février - la patronne du parti, le président du groupe au Sénat, la co-présidente du groupe à l’Assemblée nationale - représentait d’ailleurs l’achèvement de cette stratégie. Divisé, vidé de ses cadres, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) revient à ce qu’il était dix ans plus tôt : un petit parti vert, ancré à gauche, lourdement endetté.

La stratégie de Hollande

Car tous ces parlementaires, cadres et militants qui s’en vont, c’est moins de présence médiatique, moins d’argent aussi, alors que le parti a déjà du mal à payer ses dettes et cherche à vendre son siège historique depuis des mois sans trouver preneur. Sans argent, avec très peu de relais médiatiques, présenter une candidature à la présidentielle s’annonce très compliqué. Et c’est ce que cherche le potentiel candidat François Hollande : avoir le moins possibles de candidats à gauche en 2017, pour préserver ses chances de passer la barre du premier tour.

Maintenant, le divorce est consommé avec ce qu’il reste d’EELV. Mais cela peut quand même lui coûter cher, notamment ce week-end avec une législative partielle en Loire-Atlantique, pour remplacer Jean-Marc Ayrault nommé au Quai d’Orsay. Dimanche dernier, le candidat écologiste a recueilli 17% des voix et, dans la foulée, son parti a refusé d’appeler à voter socialiste au deuxième tour. Dans ce cas précis, personne ne s’alarme rue de Solférino. La candidate socialiste devrait quand même être élue dimanche prochain. Mais ce divorce pourrait avoir des conséquences plus sévères en 2017.

Chauffés à blanc contre le gouvernement, les écologistes pourraient quand même se présenter et taper toute la campagne contre François Hollande. Et même avec un score de 2% à la fin, ce sont quand même les précieux 2% qui pourraient manquer au candidat socialiste pour éviter un nouveau 21 avril 2002.

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