France / Euro 2016

Euro 2016: l'immense fan-zone ultra-sécurisée de Paris

La fan-zone en cours d'installation au pied de la Tour Eiffel, à Paris, le 9 mai 2016.
La fan-zone en cours d'installation au pied de la Tour Eiffel, à Paris, le 9 mai 2016. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Dans un mois sera donné le coup d’envoi de l’Euro 2016 de football. Pour la compétition, Paris voit les choses en grand : une fan-zone installée au pied de la Tour Eiffel accueillera jusqu'à 92 000 spectateurs les soirs de matchs. Sept mois après les attentats qui avaient notamment frappé le Stade de France, la mairie dévoile un espace ultra-sécurisé.

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Une zone grande comme trente terrains de football, capable d'accueillir jusqu'à 92 000 spectateurs. Voilà à quoi ressemblera la fan-zone implantée près de la Tour Eiffel pour l'Euro 2016, et dévoilée lundi 9 mai. Et pourtant Jean-François Martin, chargé des Sports à la Mairie de Paris l'assure : cette solution est gage de tranquillité. « D’un point de vue de la sécurité, il vaut mieux un seul lieu que l’on connaît bien plutôt que quarante lieux dispersés dans tout Paris où il aurait fallu diluer les forces de l’ordre », assure-t-il.

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Hors de question de rentrer dans cet espace comme dans un moulin : palpations, détection de métaux, caméras de surveillance, équipes cynophiles. Paris ne veut prendre aucun risque.

Des précautions prises avant les attentats de 2015, promet Jean-François Martin. « Le risque terroriste fait partie des événements sportifs depuis les Jeux olympiques de Munich de 1972 et on l’a connu sur un marathon à Boston il y a deux ans. Donc la question du risque, tous les risques d’ailleurs – terrorisme, hooliganisme – fait partie d’un cahier des charges d’organisateurs de grands événements. Paris a l’habitude : la Coupe du monde 1998, le championnat du monde d’athlétisme, le Championnat du monde de rugby et donc on l’a intégré comme une question nécessaire. L’accès au stade, l’accès à la fan-zone, les transports publics, dans ces grands événements, doivent être adaptés aux enjeux et aux menaces auxquelles il faut faire face », explique-t-il.

Et pour y faire face, Paris aura dû mettre la main au porte-monnaie. Le budget lié à la sécurité représente près de la moitié du coût de la fan-zone, soit 7,5 millions d’euros.

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