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France / Loi Travail

Projet de loi Travail: la gauche échoue à déposer une motion de censure

Le Premier ministre français, Manuel Valls, lors de la session des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 11 mai 2016.
Le Premier ministre français, Manuel Valls, lors de la session des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 11 mai 2016. AFP/MARTIN BUREAU
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En France, les députés de gauche ne sont pas parvenus à déposer une motion de censure contre le gouvernement mercredi 11 mai, après le recours au 49-3 pour faire passer la loi réformant le Code du travail. Les noms de tous les signataires seront publiés avec le texte du projet de motion. Les députés du Front de gauche ont annoncé qu'ils voteraient la motion de censure de la droite présentée par le LR et l'UDI. Trois Français sur quatre (75%) se disent opposés au recours par le gouvernement à l'article 49-3 pour adopter le contesté projet de loi Travail, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi.

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A l’Assemblée nationale,  Valérie Gas

Il a fallu attendre l’ultime minute, 16h35, pour voir Laurent Baumel annoncer le résultat du vote. A l'expiration du délai de dépôt, le projet de motion aurait « recueilli 56 signatures, il en fallait 58 », a déclaré à la presse le frondeur socialiste, précisant qu'il y avait « plus de 30 socialistes » parmi les signataires.

La voix fébrile, Laurent Baumel a ajouté que 56 « ce n’est pas rien » en se réjouissant d’avoir essayé de porter cette motion de gauche. Il a estimé que les frondeurs ont fait leur devoir en s’opposant à la loi Travail vis-à-vis des Français.

→ A(RE)LIRE: Loi Travail: Valls engage la responsabilité de son gouvernement avec le 49-3

Quels vont être les conséquences au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale ? L’exclusion ne semble pas être à l’ordre du jour, même si certains proches du Premier ministre ont estimé qu’il fallait prendre acte. Pour eux, les frondeurs ne sont plus au parti socialiste...

De son côté, Manuel Valls a d’ailleurs joué sa partition dans le psychodrame de cette après-midi en venant devant les caméras à la sortie des questions au gouvernement comme pour affirmer qu’il ne craignait rien.

Les frondeurs du PS sanctionnés ? 

Le président du groupe PS, Bruno Le Roux, a refusé ce mercredi de parler de sanctions à ce stade contre les contestataires PS qui voulaient censurer le gouvernement via une motion de gauche, même s'il a fini par concéder que ce n'était pas « anodin ». « Je ne dis rien sur les sanctions. Ma priorité est de dénoncer la motion de censure de la droite débattue demain, pas de commenter la motion pas déposée d'une partie de la gauche », a-t-il répondu aux journalistes qui le pressaient de questions. Relancé par les journalistes, Bruno Le Roux, un proche de François Hollande, a fini par concéder « qu'il s'est passé quelque chose de grave ». « Ce n'est pas anodin. L'intention de censurer le gouvernement n'est pas une intention banale », a-t-il reconnu.

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