France

France: marche pour la dépénalisation du cannabis

«Je cultive ma santé, je revendique mon droit» proclame un manifestant à Paris, en faveur de la dépénalisation du cannabis, le 14 mai 2016.
«Je cultive ma santé, je revendique mon droit» proclame un manifestant à Paris, en faveur de la dépénalisation du cannabis, le 14 mai 2016. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Une marche pour la dépénalisation du cannabis s'est tenue samedi à Paris. L'usage de ce produit est toujours puni d'une peine de prison assortie d'une amende. Près d'un millier de personnes selon les autorités se sont réunies dans la capitale pour réclamer l'autorisation de son usage récréatif mais aussi thérapeutique.

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Fabienne Lopez, présidente de l'association Principes actifs et présente dans la manifestation tenue à Paris, explique son choix de militer en faveur de l'usage thérapeutique du cannabis : « En France, c’est interdit, à part un médicament qui a été autorisé, le Sativex, mais qui n’est toujours pas mis à disposition des malades. Donc les gens attendent depuis deux ans ce médicament qui ne vient toujours pas.

J’ai utilisé le cannabis après avoir appris que j’avais un cancer, pas pour le guérir je le précise bien, à l’époque c’était pour contrer les effets secondaires des chimiothérapies et des rayons. Et je me suis rendu compte que ça avait vraiment marché, et j’en ai parlé à mon médecin qui était d’accord mais qui effectivement ne pouvait rien faire pour moi.

Ça soulage des douleurs émises par les médicaments qu’on nous donne. Les chimiothérapies, les nausées, c’est très douloureux, on est très mal, on perd du poids, on ne dort plus, donc avec certaines variétés de cannabis, j’ai réussi à ne pas prendre plus de médicaments que ça. Parce que sinon vous êtes dans une logique de surenchère des médicaments ».


En France, en 2014, 17 millions de personnes déclaraient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700.000 en consommaient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Le cannabis est prohibé depuis 1970, avec au maximum un an de prison et 3.750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

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