France/Justice

Terrorisme: Salah Abdeslam adopte le silence comme défense

Me Frank Berton, l'avocat de Salah Abdeslam a été plus bavard que son client ce vendredi 20 mai 2016.
Me Frank Berton, l'avocat de Salah Abdeslam a été plus bavard que son client ce vendredi 20 mai 2016. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le premier interrogatoire de Salah Abdeslam en France a tourné court ce vendredi 20 mai, après que le seul rescapé présumé du commando djihadiste qui a fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre dernier, eut fait valoir son droit au silence.

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Elle était très attendue cettepremière audition d'autant que Salah Abdeslam a répété qu'il était prêt à collaborer avec la justice. Il n'en fut rien. Arrivé en début de matinée à la galerie St Eloi, le siège des juges antiterroristes parisien, Salah Abdeslam a d'entrée de jeu refusé de répondre aux questions. Sans en préciser les raisons.

A la sortie du bureau du juge Franck Berton, son avocat, a alors tenté de justifier le mutisme de son client. « M. Abdeslam a souhaité ne pas parler aujourd’hui, et faire usage de son droit au silence. S’il n’a rien à dire, il n’a pas à répondre à des questions. Je peux vous dire qu’il est particulièrement perturbé par la vidéosurveillance dans sa cellule. Et donc, il ne supporte pas d’être surveillé 24/24. Je crois que psychologiquement, je crois que ça lui crée une difficulté»

De leur côté, les avocats des victimes n'attendaient pas grand-chose de cette audition. Ils n'étaient pas très optimistes, même si en théorie Salah Abdeslam peut livrer des informations précieuses sur l'élaboration des attentats de Paris. En théorie seulement, d'ailleurs Sven Mary son avocat belge a prévenu : Abdeslam peut chercher à minimiser son rôle en passant pour un petit con, à l'intelligence d'un « cendrier vide ».

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