France / Loi Travail

Loi Travail: un homme blessé le 26 mai, la police critiquée

Les méthodes de la police lors de la manifestation contre la loi Travail jeudi 26 mai à Paris font débat.
Les méthodes de la police lors de la manifestation contre la loi Travail jeudi 26 mai à Paris font débat. MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

Lors de la manifestation du 26 mai à Paris, des affrontements violents ont éclaté entre manifestants et policiers qui tentaient de les interpeller. Un jeune homme se présentant comme journaliste indépendant a été blessé à la tête après le jet d'une grenade lancée par la police. Il était toujours dans un état jugé préoccupant ce samedi.

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Le jeune homme est toujours dans un état préoccupant ce samedi. Souffrant d’un œdème cérébral, il se trouve sous « sédation profonde ». Deux enquêtes sont en cours. L'IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, doit déterminer si ce jeune homme âgé de 28 ans, qui se présente comme journaliste indépendant, a été blessé par une grenade de désencerclement lancée par un policier, et dans quelles circonstances celui-ci l’a utilisée.

Les faits se sont produits jeudi 26 mai, Cour de Vincennes, à la fin de la manifestation contre la loi Travail. Pris à partie par une centaine de manifestants, un groupe de policiers s'est réfugié à l'intérieur d'une résidence privée et a fait appel à des renforts, a indiqué une source policière à l'Agence France-Presse. Des projectiles ont été jetés dans leur direction et des grenades de désencerclement roulées au sol.

Deux vidéos circulant sur Internet permettent de mieux comprendre le déroulé des faits. L’une montre un petit groupe de policiers en tenue antiémeute entourés par une foule de manifestants se réfugier derrière une grille. Une explosion sourde retentit. Des personnes accourent vers un jeune homme équipé d’une caméra GoPro, la tempe en sang, pour le transporter à l'écart. Sur la seconde vidéo, prise sous un autre angle, on le voit s'effondrer juste après que l’un des policiers a jeté une grenade de désencerclement au milieu des manifestants qui ne paraissent pourtant pas menaçants.

Les méthodes des policiers ce jeudi 26 mai font débat. La consigne était de procéder à des arrestations en fin de cortège place de la Nation, grâce aux caméras de vidéos surveillances qui peuvent zoomer sur les manifestants. Les ordres sont donc donnés depuis la préfecture aux hommes sur le terrain. Alors que la manifestation se dispersait sans trop de heurts, de nombreux groupes de policiers ont tenté des interpellations sans trop de succès. Selon le Journal du dimanche, il n'y a eu qu'une vingtaine d'arrestations.

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