Israël / Territoires palestiniens

Israël-Palestine: «la solution de deux Etats est en grave danger», dit Ayrault

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, lors de  la réunion internationale sur le Proche-Orient à Paris, le 3 juin 2016.
Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, lors de la réunion internationale sur le Proche-Orient à Paris, le 3 juin 2016. REUTERS/Stephane de Sakutin/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Paris, se tenait ce vendredi une réunion internationale sur le Proche-Orient en présence d'une trentaine de pays et d'organisations internationales, mais sans les deux principaux intéressés, les représentants israéliens et palestiniens qui n'ont pas eu de négociations directes depuis 2014. La communauté internationale a de nouveau affirmé son soutien à deux Etats israélien et palestinien. Mais cette perspective « est en grave danger », selon le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

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Les efforts pour relancer le processus de paix israélo-palestinien à l’arrêt depuis des années restent insuffisants. Toutefois cette conférence de Paris est tout de même une démarche importante. Le dernier rassemblement du genre remonte à 2007, il y a donc près de dix  ans, c’était à Annapolis aux Etats-Unis.

Cette initiative française se veut en tout cas positive. Là où il y a un espoir, il faut le chercher, a dit le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault, faisant référence aux différentes initiatives de paix et notamment l’initiative arabe de 2002.

Entouré de ses homologues occidentaux et du Moyen-Orient, le ministre des Affaires étrangères français a évoqué l’arrêt de la colonisation. Il a insisté sur la solution de deux Etats palestinien et israélien côte à côte.

« Il faut désormais trouver le chemin qui nous conduira à la solution », a-t-il insisté. Tout en précisant qu’il fallait éviter les polémiques, allusion aux déclarations israéliennes qui prédisent l’échec cuisant de la démarche française.

Critiques d'Israël

Et les premières réactions des autorités israéliennes après la conférence organisée ce jour à Paris, vont dans ce sens : le ministre des Affaires étrangères évoque « une occasion manquée » qui ne fait qu'« éloigner les perspectives de paix ». L'événement n'a fait que « durcir les positions des Palestiniens », a souligné avec amertume le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon.

Pour Benyamin Netanyahu, la seule solution passe par des négociations directes avec les Palestiniens, sans intervention étrangère, rappelle notre correspondant à Jérusalem, Christian Brunel. Les commentateurs israéliens estiment toutefois que les dégâts ont été limités dans la mesure où aucun calendrier contraignant pour parvenir à un accord de paix n'a été fixé à Paris.

Du côté palestinien, c'est justement sur ce point qu'une certaine déception est perceptible. Riyad al-Maliki, le chef de la diplomatie palestinienne, a certes affirmé que la conférence a marqué une étape très importante, mais les Palestiniens soulignent qu'ils auraient préféré « un meilleur communiqué final », autrement dit une condamnation plus ferme de la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et dans la partie arabe de Jérusalem.

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