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France / Transport

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes: le «oui» l'emporte avec 55% des voix

Un militant colle une affiche contre l'aéroport, le 13 juin 2016, à Notre-Dame-des-Landes.
Un militant colle une affiche contre l'aéroport, le 13 juin 2016, à Notre-Dame-des-Landes. LOIC VENANCE / AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Les habitants de Loire-Atlantique étaient invités ce dimanche 26 juin à se prononcer sur le projet controversé d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Selon les résultats définitifs de cette consultation populaire inédite en France et vivement dénoncée par ses opposants, le camp du « oui » l'emporte dans la majorité des communes du département.

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Avec agences et notre envoyée spéciale à Nantes,  Christine Siebert

Les habitants de Loire-Atlantique se sont fortement mobilisés ce 26 juin pour trancher sur l'avenir du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, lors d'une consultation inédite en France, voulue par l'exécutif pour sortir de l'impasse ce dossier vieux de 50 ans. Les résultats définitifs pointent une large victoire du « oui » à l'aéroport, avec 55,17% des voix. Dans la petite commune de Notre-Dame-des-Landes, où le taux de participation a atteint 75,04 %, les électeurs ont massivement voté pour le « non », avec 73,57 %, contre 26,43 % pour le « oui ».

Manuel Valls a salué la victoire du « oui » et prévenu que les occupants illégaux du terrain devraient « partir » d'ici le début des travaux à l'automne. « L'autorité de l'Etat et les lois de la République s'appliqueront à Notre-Dame-des-Landes comme partout ailleurs dans le pays », assure le Premier ministre dans un communiqué, ajoutant que « ce nouvel aéroport est une chance pour ce territoire et ses habitants ».

Consultation « biaisée et « illégitime »

Du côté d'EELV, Sophie Bringuy, coprésidente du groupe écologiste au Conseil régional, a mis le gouvernement en garde contre la tentation de passer en force : « Dans le climat actuel, appeler et procéder à l'évacuation violente de la Zad, après une consultation illégitime, serait irresponsable », a-t-elle estimé dans un communiqué.

Le projet de transférer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de la ville, vers le site de Notre-Dame-des-Landes, à 20 kilomètres au nord, est soutenu par les milieux économiques et les collectivités locales, mais se heurte depuis de nombreuses années à une farouche résistance sur le terrain, et devant les tribunaux. « L'aéroport du Grand Ouest », dont la concession a été attribuée en décembre 2010 au groupe de BTP Vinci pour une durée de 55 ans, devait initialement accueillir ses premiers avions en 2017. Les travaux n'ont jamais démarré.

Première du genre en France, cette consultation locale avait été annoncée le 11 février par François Hollande, dans l'optique de trancher sur ce dossier, qui empoisonne depuis le début de son quinquennat les relations entre socialistes et écologistes. Dénonçant une consultation « biaisée » et « illégitime », notamment en raison de son périmètre réduit à la seule Loire-Atlantique, réputée plus favorable au « oui », des associations et des particuliers ont tenté de faire annuler le scrutin par le Conseil d'État. Mais ce dernier l'a déclaré conforme.

On est parfaitement contents, la population de Loire-Atlantique s'est exprimée d'une façon claire, il faut maintenant commencer les travaux.

Dans le camp des adeptes du «oui», la satisfaction est grande

Les opposants au projet ne sont pas si déçus que ça. Ils considèrent avoir fait un très bon score à Nantes où le « oui » était donné gagnant. Cela s’est joué à très peu de voix près. Et puis les communes où le nouvel aéroport est censé être construit ont voté elles aussi plutôt « non ». Les opposants considèrent que finalement les Nantais ne sont pas si gênés que ça par le survol de la ville et que les habitants de Notre-Dame-des-Landes et les communes aux alentours n’ont pas vraiment envie d’accueillir le nouvel aéroport. Les travaux doivent commencer en automne. Les opposants, eux, disent qu’ils ne se laisseront pas faire et qu’ils auront le dernier mot.
 

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