Culture / Tunisie

«Effervescence» tunisienne à l’Institut des cultures d’islam

Œuvres de Atef Maatallah, présentées dans le cadre de l'exposition « Effervescence » à l’Institut des cultures d’islam (ICI).
Œuvres de Atef Maatallah, présentées dans le cadre de l'exposition « Effervescence » à l’Institut des cultures d’islam (ICI). ICI

L'Institut des Cultures d'Islam à Paris accueille actuellement l'exposition « Effervescence ». Programmée dans le cadre d'un cycle autour de la Tunisie, elle rassemble des œuvres évoquant le pays, cinq ans après la révolution et ses bouleversements. Albin Duvert nous invite à découvrir cette exposition qui met en valeur la richesse de l'art tunisien.

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Des photos d'hôtels abandonnés, des peintures de corps disloqués ou de papillons qui s'envolent vers le soleil au risque de se bruler les ailes. Autant de visions de la Tunisie d'aujourd'hui. Douze artistes sont exposés à l'Institut des cultures d'islam. Tous sont Tunisiens et ont été choisis par Michket Krifa, la commissaire de l'exposition. « Le choix s’est fait d’abord en fonction de la qualité des œuvres, de la force du message qu’il soit politique, allégorique ou direct. »

L'explosion de l'art tunisien

Il y a cinq ans, la révolution bouleversait la société tunisienne. Un changement qui a fait naitre des vocations d'artistes, inspirés par ce renouveau. Michket Krifa organisait déjà des expositions avant la révolution. Depuis, l'art tunisien a explosé.

« L’art contemporain était balbutiant en 2006. Aujourd’hui, il y a énormément d’artistes de talent. Je crois que cela les a fouettés, aussi bien au niveau formel qu’au niveau du contenu. Cela a pris du temps. Cela a pris cinq ans à murir, mais aujourd’hui, il y a une profondeur, une distance, des approches très personnelles qui font que chacun a plus ou moins une patte. »

L'heure dela maturité

La jeunesse s'exprimait il y a cinq ans à coups de raps ou de graffitis. Aujourd'hui, pour Michket Krifa, c'est l'heure de la maturité.

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► Effervescence, exposition à l’Institut des cultures d’islam, Paris, jusqu'au 14 août

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