France

Groupe EI: Paris va mettre de l'artillerie à disposition de l'armée irakienne

François Hollande au palais de l'Elysée, le 22 juillet 2016.
François Hollande au palais de l'Elysée, le 22 juillet 2016. REUTERS/Philippe Wojazer

Un conseil restreint de sécurité et de défense s'est tenu ce matin au palais de l'Elysée. Dans une déclaration à la presse à l'issue de celui-ci, François Hollande a assuré le ministre de l'Intérieur de son soutien, et a annoncé que l'artillerie française serait mise à disposition de l'armée irakienne.

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C'était le quatrième conseil de défense depuis l'attentat de Nice. Etaient réunis autour de François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, la ministre de la Santé Marisol Touraine, les responsables de la police, de la gendarmerie et des services de renseignements, ainsi que le chef d'état-major des armées.

L'objectif de ce conseil était de faire le « point » sur la situation. A sa sortie, le chef de l'Etat a prononcé une allocution de onze minutes depuis le salon Napoléon III, celui réservé aux déclarations solennelles. En ressort le sentiment d’un exécutif sur la défensive face à l’avalanche de critiques.

 ■ De l'artillerie pour Bagdad

La France va fournir à l'Irak de l'artillerie pour le soutenir dans son combat contre l'Etat islamique, ce dès le mois d'août. L'entourage du président a ensuite donné des précisions : « Quelques batteries d'artillerie seront mises à disposition » de l'armée irakienne, avec « des conseillers pour les manier », mais « il n'y aura pas de gens au contact ». Autrement dit : ils ne participeront pas directement au combat.

Le chef de l'Etat a également confirmé le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la région « à la fin du mois de septembre ». « Il nous permettra d'intensifier les frappes sur les groupes terroristes en Syrie et en Irak avec nos avions Rafale. »

Le président avait déjà annoncé un renforcement de l’appui militaire en Irak lors de son allocution du 14-Juillet. C'était quelques heures avant l'attentat de Nice.

 ■ Faire bloc autour des valeurs républicaines

Le président a de nouveau détaillé le dispositif de sécurité sur le sol français. Il a en outre appelé les Français à faire bloc autour des valeurs de la République :

Ce que la France défend, c’est ce qu’elle a de plus cher, c’est ce qu’il la constitue, la liberté, et la sécurité sans laquelle la liberté ne peut pas s’exprimer. Nous savons que les risques existent, et ceux qui prétendent le contraire, ce sont eux qui prennent des risques devant la Nation

François Hollande

 ■ Soutien à Bernard Cazeneuve

François Hollande est enfin revenu sur les accusations contre l'exécutif sur le dispositif de sécurité du 14-Juillet. « Toute la vérité sera faite sur les circonstances et les causes de cette terrible tragédie », avec « toute la transparence » nécessaire, a répété le chef de l'Etat.

Le président français François Hollande a affirmé vendredi sa « confiance » en son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, accusé d'insuffisances dans la sécurisation de Nice et dont la démission a été réclamée par certains partis politiques après l'attentat du 14 juillet.

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