France

Saint-Etienne-du-Rouvray: le deuxième assassin identifié

Les CRS de la gendarmerie française, mercredi 27 juillet 2016 devant l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, frappée la veille par un acte terroriste meurtrier.
Les CRS de la gendarmerie française, mercredi 27 juillet 2016 devant l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, frappée la veille par un acte terroriste meurtrier. REUTERS/Pascal Rossignol

Le deuxième tueur de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray en Normandie a été formellement identifié jeudi 28 juillet. Il sagit d'un jeune homme de 19 ans qui vivait en Savoie. C'est l'un des deux auteurs de l'assassinat du prêtre Jacques Hamel le 26 juillet.

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C'est grâce à une comparaison d'ADN que le deuxième terroriste a pu être identifié. En fait, sa carte d'identité avait été retrouvée au domicile de l'autre auteur de l'attaque commise mardi et revendiquée par le groupe Etat islamique.

Agé de 19 ans, né à Saint-Dié-des-Vosges, Abdel Malik Petitjean vivait à Aix-les-Bains, en Savoie, dans le sud-est de la France. Il faisait l'objet d'une fiche S (pour « sûreté de l'Etat »), pour radicalisation, depuis le 29 juin. Il aurait tenté de rejoindre la Syrie via la Turquie. Mais il n'avait pas fait l'objet de condamnation. Ses empreintes et son ADN n'apparaissaient donc pas dans les fichiers de la justice.

Une photo comme seul élément

Depuis le 22 juillet, il était activement recherché. Tout semble être allé très vite. Les renseignements français auraient reçu une information de l'étranger, « un homme serait prêt à participer à un attentat, en France ».

Pour le rechercher, les renseignements ne disposaient que d'une photo. Avec ce cliché qui correspondrait à ce deuxième assaillant, ils le cherchaient « sans relâche », selon une source proche du dossier. L'entourage de ce « second homme » reste incrédule. Le jeune homme fréquentait la mosquée de son quartier. Tous les fidèles parlent d'un homme calme, souriant. « On n'a jamais eu un signe de radicalisation », affirme le président de l'association qui gère cette mosquée.

Des membres de son entourage en garde à vue

Pourtant, il y a quelques jours, lors d'une perquisition, les enquêteurs ont trouvé une vidéo dans un téléphone. Sur les images, les deux tueurs de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray prêtent allégeance au groupe Etat islamique.

Trois personnes dans son entourage familial ont été placées en garde à vue, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête. Ces gardes à vue, qui ont débuté mercredi, « devraient permettre de recueillir des éléments sur le profil du tueur. Rien à ce stade ne dit que ces personnes ont quelque chose à voir avec la tuerie », a précisé la source. Une quatrième personne, un mineur de 16 ans, né en Algérie, interpellé mardi, était toujours entendue jeudi matin. Son frère fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour être parti dans la zone irako-syrienne en mars 2015 avec les papiers d'identité de l'autre tueur Adel Kermiche.

Ce dernier avait été très rapidement identifié par les enquêteurs. Il avait été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire puis en détention provisoire pour avoir tenté par deux fois, en quelques mois, en 2015 de gagner la Syrie. En mars, une juge antiterroriste avait décidé de le remettre en liberté et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique.

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