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France / Racisme

A Aubervilliers, les Asiatiques s'organisent pour assurer leur sécurité

Des proches et des membres de la famille rendent hommage à Zhang Chaolin, tué lors d'une agression à Aubervilliers, dans le nord de Paris, le 14 août 2016.
Des proches et des membres de la famille rendent hommage à Zhang Chaolin, tué lors d'une agression à Aubervilliers, dans le nord de Paris, le 14 août 2016. AFP/Alain Jocard
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Une semaine après le meurtre d'un Chinois à Aubervilliers, dans le nord de Paris, la communauté, victime d'agressions quotidiennes, a décidé de réagir.

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Une petite dizaine d'hommes s'est rassemblée ce 15 août dans un local d'Aubervilliers, dans le nord de Paris, les yeux rivés sur leurs téléphones portables. Ils se tiennent prêts à intervenir au cas où un membre de la communauté chinoise se ferait agresser dans les environs.

L'un d'entre eux, Yvon Sun, s'est lui-même fait attaquer quatre fois au cours des deniers mois. « Dans tous les quartiers de La Courneuve et d'Aubervilliers, les Chinois sont victimes au quotidien d'agressions et de violences », témoigne-t-il.

La communauté chinoise du nord de Paris s'est donc organisée. Désormais, ils ne sortent jamais seuls, comme l'explique Charly Shen. « Dans ce groupe, on va essayer de rentrer ensemble, on va aller se chercher au métro pour ne pas se faire attaquer », explique-t-il.

Multiplication des agressions

Car la communauté chinoise de France est en colère, plus d'une semaine après l'agression mortelle d'un Chinois de 49 ans à Aubervilliers. L'homme est tombé sous les coups de trois individus dans la rue. Il est loin d'être un cas unique. Les agressions racistes contre les Chinois se multiplient depuis plusieurs mois. Ils se sont donc organisés pour mieux sécuriser leurs déplacements.

Pour Rui Wang, porte-parole de l'Association des jeunes Chinois de France (AJCF), les Asiatiques représentent une cible facile, car victimes de nombreux clichés. « On pense que l'Asiatique est facile à attaquer, sans risques et donc on s'en prend à lui, déplore-t-il. Au début, on faisait des blagues sur l'autre, on l'attaquait avec des mots. Petit à petit, on en vient aux gestes. Aujourd'hui, les premières gouttes de sang sont versées. Nous ne voudrions pas que demain, d'autres personnes subissent le même sort ».

Une pétition lancée sur Internet pour dénoncer ces agressions anti-Asiatiques avait recueilli 9 000 signatures le 15 août au soir.

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