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France / Islam

Vers la création de trois structures pour relancer l'«islam de France»

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'une conférence de presse, le 29 août à Paris.
Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'une conférence de presse, le 29 août à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Bernard Cazeneuve a lancé ce lundi 29 août des consultations avec des représentants de la communauté musulmane, de la société civile et des parlementaires, pour donner un nouvel élan à la création d'un « islam de France ». Bilan de cette journée de réflexion : trois entités vont être créées, avec chacune un rôle bien défini.

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La première de ces structures s'appellera la Fondation pour l'islam de France. Présidée par l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, cette fondation tournée vers l'aspect culturel de l'islam devra avant tout promouvoir et diffuser la culture musulmane en France.

Elle sera accompagnée d'une deuxième structure : une association, dont le statut reste encore à définir, qui elle s'occupera de l'aspect cultuel. Autrement dit, elle sera chargée de collecter et de distribuer l'argent pour la construction de mosquées et la formation des imams.

Enfin, une mission sera lancée pour améliorer l'enseignement islamologique dans les universités françaises et ainsi être en mesure de proposer un cursus de pointe sur les questions islamiques à l'intérieur du système éducatif français.

Financement

Concernant le financement de ces trois structures, la fondation et la mission universitaire gérant « l'aspect profane » pourront bénéficier d'aides publiques et européennes.

En revanche, l'association cultuelle fonctionnera uniquement grâce à des dons de particuliers et d'entreprises. Aucun financement étranger ne sera accepté dans le capital de cette association. Ces trois structures devraient être lancées en décembre ou au plus tard début 2017.

En 2005, la Fondation pour l'islam de France avait très vite sombré. En cause, des luttes de pouvoir pour imposer une vision de l'islam plus qu'une autre, ou encore des réseaux de financement différents et cloisonnés. Mais le président du Conseil français du culte musulman, Anouar Kbibech l'affirme : tout cela est désormais terminé. « Aujourd'hui, plus de dix ans après, il y a une maturité qui s'est opérée. Nous avons appris à nous connaître, à nous reconnaître et à travailler ensemble, à mettre l'intérêt général au-dessus des intérêts partisans ou particuliers et donc il y a aujourd'hui une volonté de travailler tous ensemble, main dans la main », assure-t-il.

« Nous avons besoin d'un islam les deux pieds dans la République »

Onze ans après l'échec de la première Fondation pour l'islam de France, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui est aussi ministre des Cultes, veut croire que le contexte actuel favorisera l'entente entre communautés musulmanes. « Il arrive à certaines étapes de l'histoire d'un pays que la nécessité historique rende possible ce qui jusqu'à présent ne l'avait pas été. Nous avons besoin d'un islam les deux pieds dans la République qui, à partir de la République, parle à tous les musulmans de France pour dire que l'appartenance à la République est première. C'est la raison pour laquelle je suis plus optimiste », a-t-il expliqué.

Cependant, plusieurs voix s'élèvent déjà, comme celle de Sihem Zine, la présidente de l'association Action droits des musulmans pour critiquer cette nouvelle fondation, dirigée « par des élites de salon ».

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