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France

France: le financement de l’islam, l'équation que cherche à résoudre Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve réunit les responsables musulmans pour des consultations sur l'islam de France.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve réunit les responsables musulmans pour des consultations sur l'islam de France. REUTERS/Stephane Mahe
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Attentat de Nice, Saint-Etienne du Rouvray, polémique sur le burkini… C’est dans ce climat tendu que Bernard Cazeneuve consulte sur l’islam de France et son éventuelle réforme. Le ministre de l’Intérieur reçoit place Beauvau à Paris. Les premiers entretiens ont débuté aux alentours de 10 h. Cette réunion doit aussi poser les bases de la question sensible du financement de l’islam de France.

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Avec notre envoyé spécial place Beauvau, Pierre Olivier

Les deux structures qui composent cette nouvelle Fondation pour l’islam de France seront entièrement financées par les dons de particuliers ou d’entreprises. Il n’y aura pas de participation de l’Etat car en France, depuis 1905, la loi interdit tout financement des cultes avec l’argent public.

Mais la question qui se pose, c’est la place que les financements étrangers, et notamment venant d’Arabie saoudite, occupera dans l’islam de France. Si la Fondation pour l’islam ne pourra pas recevoir un seul centime d’autres pays, ce ne sera peut-être pas le cas à des niveaux plus locaux.

Interdire le financement étranger ou non ?

Mohammed Moussaoui, président d’honneur du Conseil français du culte musulman (CFCM) explique : « Dans les statuts de la fondation, il n’y aura pas de financement venant de l’étranger, dans l’association cultuelle également. Mais il est assez évident de dire que la loi actuelle de la République ne permet pas l’interdiction de financement venant de l’étranger, qui reste d’ailleurs à la marge puisqu’on parle de 10 à 20 % de financement du culte musulman. »

Autrement dit, selon Mohammed Moussaoui, à des initiatives très locales liées à l’islam, elle pourrait continuer d’être financée par d’autres pays. Pourtant Jean-Pierre Chevènement, également présent, ancien ministre de l'Intérieur, qui prendra la direction de la Fondation pour l’islam de France, avait demandé à ce que tout financement étranger soit interdit. D’autres débats pourraient donc suivre cet après-midi sur cette question.

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