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France / Nucléaire

Sûreté nucléaire: des irrégularités détectées sur des équipements de l'EPR

Le site Areva du Creusot fabrique les équipements destinés au réacteur EPR en construction par EDF à Flamanville.
Le site Areva du Creusot fabrique les équipements destinés au réacteur EPR en construction par EDF à Flamanville. JEFF PACHOUD / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est une déconvenue de plus pour le leader français de l'énergie nucléaire Areva. De nouvelles irrégularités ont été détectées sur des équipements destinés au réacteur EPR. En cause, la qualité de la fabrication des pièces dans son usine du Creusot.

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« Ces irrégularités mettent en lumière des pratiques inacceptables. » C'est le bilan alarmant de l'audit réalisé par l'ASN, l'Autorité de sûreté nucléaire, dans l'usine d'Areva au Creusot. Une vingtaine d'anomalies ont en effet été relevées sur les équipements destinés au réacteur EPR en construction par EDF à Flamanville.

Aucun danger néanmoins, assure l'ASN, car l'EPR n'est pas en service. Mais ces anomalies sont toujours en cours d'instruction. Un nouveau camouflet pour le leader français de l'énergie nucléaire, deux ans après la découverte d'un défaut de fabrication au niveau de la cuve de ce réacteur de troisième génération.

Dans son rapport, l'ASN dresse également la liste de 87 anomalies relevées sur les réacteurs en fonctionnement d'EDF. Mais le cas le plus sérieux concerne un des réacteurs de la centrale de Fessenheim, à l'arrêt depuis le 13 juin dernier. L'ASN explique en effet que « la nature de l'anomalie est susceptible de remettre en question la sûreté de l'équipement ».

L'association Sortir du nucléaire et l'ONG Greenpeace demandent donc dès à présent l'intégralité du rapport d'audit sur l’usine Areva du Creusot. Dans son communiqué, l'autorité de sûreté nucléaire indique de son côté vouloir mener ce travail d'investigation jusqu'au bout, et n'exclue pas de découvrir de nouvelles irrégularités.


Le nucléaire en progrès jusqu'en 2030

L'agence internationale de l'énergie nucléaire prévoit une progression, ralentie certes, mais une progression quand même du parc nucléaire mondial jusqu'en 2030 au moins. Un développement qui a nettement ralenti depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011.

Le parc nucléaire civil devrait augmenter d'environ 2% dans le monde d'ici 2030. C'est peu, mais ce chiffre cache de grandes disparités selon les régions. Ainsi la Chine et la Corée du Sud devraient accroitre sensiblement leurs capacités de production d'énergie d'origine nucléaire. Le Moyen-Orient et l’Asie du Sud devraient continuer de progresser mais dans une moindre mesure tirés par l'augmentation du parc nucléaire indien.

En revanche, les puissances nucléaires traditionnelles devraient réduire leurs capacités. Les prévisions de l'AIEA font état d'un recul assez net en Amérique du Nord et en Europe de l'ouest, en raison du retrait allemand du secteur après la catastrophe de Fukushima.

En Europe de l'est, malgré la construction de 7 nouveaux réacteurs en Russie, la tendance est aussi à la baisse. Toutefois, cette croissance modérée du nucléaire civil nécessitera la construction d'un nombre conséquent de nouveaux réacteurs, ne serait-ce que pour remplacer le parc existant : plus de la moitié des 450 réacteurs en service actuellement dans le monde ont plus de 30 ans.

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