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France

France: révélations sur la «caisse noire» des gardes du corps de la police

La «caisse noire» serait répartie entre les 70 agents de la sous-direction de la protection des personnes.
La «caisse noire» serait répartie entre les 70 agents de la sous-direction de la protection des personnes. ALAIN JOCARD / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le journal Le Parisien révèle ce vendredi que des policiers français toucheraient dans la plus grande discrétion de l’argent au noir, laissé par des personnalités étrangères qu’ils sont chargés de protéger. Une pratique totalement illégale.

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Selon l'enquête du Parisien publiée ce vendredi, les agents de la sous-direction de la protection des personnes (ex-SPHP) se voient remettre, à la fin de leur mission, de l’argent en liquide ou des cadeaux en nature de la part de certaines délégations étrangères en visite en France. Ces dons alimenteraient une caisse noire, surnommée « la motte », et seraient répartis entre les policiers en fonction de leur grade ou de leur popularité auprès de leur hiérarchie.

Les visiteurs officiels venus des pays du Golfe et les délégations africaines sont particulièrement réputés pour leur générosité. Certains donneraient à chacune de leurs visites plusieurs milliers d'euros, de la main à la main, aux policiers chargés de leur sécurité.

Une pratique qui flirte avec la malversation, selon Jérôme Karsenti, avocat spécialiste de la lutte anticorruption. « Un fonctionnaire, quel qu’il soit, a l’obligation, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, de dénoncer tout fait d’illégalité qu’il constaterait dans l’exercice de ses fonctions. S’il ne le fait pas et qu’il est couvert par une rétribution qui l’attend à l’issue de sa fonction, on est manifestement dans une action de corruption », indique Me Karsenti.

Le journal Le Parisien évoque une caisse noire estimée à 300 000 euros par an répartie dans la plus grande discrétion entre les quelque 80 policiers détachés à la protection des hautes personnalités, soit un peu moins de 3 800 euros par an en plus  de leur traitement de fonctionnaire. « Ce serait 1 euro, ce serait pareil. On est dans une pratique de policiers dans l'exercice de leurs fonctions qui ne perçoivent rien de plus qu’un bakchich », insiste Jérôme Karsenti.

De son côté, le directeur de la police nationale, Jean-Marc Falcone, promet l'ouverture d'une enquête si l'existence de cette caisse noire est prouvée.

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