France

Hommage de Nice: le difficile retour sur la promenade des Anglais

خیابانی که سوءقصد نیس با کامیون در آن رخ داد
خیابانی که سوءقصد نیس با کامیون در آن رخ داد REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'hommage national rendu ce samedi 15 octobre 2016 par François Hollande aux victimes de l'attentat de Nice, survenu le 14 juillet, était très attendu par la plupart des victimes et de leurs familles. Des femmes et des hommes qui ont toujours, pour la plupart, beaucoup de mal à retourner sur les lieux de l'attentat. C'est le cas du président de leur association, Vincent Delhomel-Desmarest. Hommage national aux victimes de Nice: RFI est en édition spéciale de 13h10 à 13h30, heure de Paris.

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Avec nos envoyés spéciaux à Nice,  Raphaël Reynes et Bertrand Haeckler

Son visage rond est un peu devenu celui de toutes les victimes de l'attentat de Nice. Depuis trois mois, Vincent Delhomel-Desmarest est devenu le porte-parole des familles qu'il représente. Un homme à l'allure joviale, mais dont le regard se fige brusquement lorsqu'il évoque la promenade des Anglais.

« Cet endroit est emprunt de souvenirs, de douleur, de cris, d'appels à l'aide, et aujourd'hui je suis dans l'incapacité d'y aller, de passer des moments, même au bord des plages, confie-il à RFI. Faudra du temps, les médecins nous le disent. Faudra quand même qu'un jour ou l'autre, nous arrivions à retourner à ces endroits, mais il nous faut du temps. »

Vincent et son association ont insisté pour que l'hommage national ait lieu sur l'esplanade du Château, et non sur les lieux de l'attentat sur la promenade. Même si cela signifie que les Niçois devront suivre la cérémonie à distance.

« Les Niçois disent : " On aurait aimé être à côté de vous. " Vous serez avec nous par la pensée, vous serez avec nous à travers les ondes, et ça c'est important. Toutes les télévisions d'Europe et du monde seront là, présentes pour retransmettre cet évènement qui est pour nous, peut-être, le début d'une rémission », explique Vincent.

Le 14 juillet dernier, lui n'a pas été touché par le camion et n'a perdu aucun de ses proches. Il travaillait juste sur la « prom' », comme disent les Niçois, dans son restaurant dont les nappes ont servi à couvrir les corps des victimes.

→ Écouter sur RFI : À Nice, vivre après l'impensable (Grand reportage)

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