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France

Gouvernement ouvert et état d'urgence, le difficile compromis

François Hollande lors de l'ouverture du 4e sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), à Paris le mercredi 7 décembre.
François Hollande lors de l'ouverture du 4e sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), à Paris le mercredi 7 décembre. REUTERS/Jacky Naegelen
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le 4e sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) s’est ouvert mercredi 7 décembre à Paris. Lancée par Barack Obama en 2011, l’initiative vise à partager les données et la gouvernance avec la société civile. Ce sommet s’ouvre en plein état d’urgence en France, et donc dans la polémique. Certaines associations jugent certaines mesures mises en place depuis deux ans « liberticides ».

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Pour ce 4e sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert, la Garde républicaine est mobilisée à l’arrivée et au départ des chefs de gouvernement, et un imposant dispositif de filtrage a été mis en place. La France est en état d’urgence et ça se voit.

Un peu trop peut-être, estiment certaines associations de défense des libertés qui ont décidé de boycotter l’évènement. Pourtant, pour Jean-Vincent Placé, le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat, gouvernement ouvert et état d’urgence sont bel et bien compatibles : « L'état d’urgence, c’est l’Etat de droit. Pour preuve ce que nous avons fait sur la Haute autorité de la transparence de la vie politique », qui permet aux citoyens français de connaître le patrimoine de ses élus.

« Insuffisant », rétorque Lancelot Pecquet, de l’association République citoyenne, pour qui l’instauration d’une surveillance généralisée et du fichage du citoyen va à l’encontre des valeurs de la démocratie partagée. « C’est surtout une vision de la démocratie qui est fondée sur l’ouverture, la transparence, l’anticorruption, explique-t-il. Pour nous aujourd’hui, la France est dans une démarche qu'on qualifie "d’open washing", c’est-à-dire qu’il y a un trop grand écart entre les paroles et les actes. »

Un décalage qu’espèrent combler les participants de ce 4e sommet des gouvernements ouverts. « Avec la montée des populismes, disait François Hollande en ouverture du sommet, il y a urgence à renouveler nos démocraties. »

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