France

Présidentielle 2017: Macron, le grand meeting parisien

Le meeting d’Emmanuel Macron qui se déroulera samedi à Paris au parc des Expositions de la Porte de Versailles, pourrait accueillir jusqu'à 10 000 personnes.
Le meeting d’Emmanuel Macron qui se déroulera samedi à Paris au parc des Expositions de la Porte de Versailles, pourrait accueillir jusqu'à 10 000 personnes. REUTERS/Jacky Naegelen

Emmanuel Macron organise samedi 10 décembre à Paris, un grand meeting où sont attendus entre 5 000 et 7 000 personnes. Une démonstration de force du fondateur du mouvement En marche qui refuse de participer à la primaire de la gauche, où Manuel Valls vient d'annoncer sa candidature.

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Les appels du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambalédis, ou ceux du candidat Manuel Valls, Emmanuel Macron n'en a que faire. Ils veulent qu'il rejoigne la primaire de la gauche, mais il n'ira pas se mêler des « querelles internes du Parti socialiste », explique l'un de ses proches. Et d'ajouter : « On veut nous entraîner dans un truc dans lequel on ne veut pas aller. »

Jeudi, M. Cambadélis avait annoncé le rejet de trois candidatures à la primaire : Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen) et Sébastien Nadot (Mouvement des progressistes). « Tout le monde veut en être. Mais la primaire de la gauche, ça n’est pas " open bar ". Il faut mettre un peu d’ordre si nous voulons que MM. Macron et Mélenchon puissent participer », expliquait le premier secrétaire.

Sauf qu'Emmanuel Macron, comme Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs, se tient à distance de la primaire et le dit. Mais il profite aussi des débats qu'elle suscite. Car la multiplication des candidatures depuis le renoncement de François Hollande confirme à quel point le Parti socialiste est divisé. Elle met au jour les manœuvres politiciennes des uns et des autres.

Si Emmanuel Macron a comparé la préparation de la primaire à un congrès du PS, ce n'est pas par hasard. Vincent Peillon a rejoint la mêlée. Et jeudi, Jean-Christophe Cambadélis a aussi encouragé les représentants d'un positionnement au sein du Parti socialiste, à savoir la motion B du congrès de 2015 à Poitiers, à « réduire leur offre » pour rendre la primaire plus « lisible ».

La sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, qui avait été la première à annoncer sa candidature en juin dernier, a d'ailleurs renoncé, vendredi. Dans Le Monde, elle a expliqué qu'elle avait proposé à deux autres signataires de cette motion, MM. Hamon et Montebourg, de former une candidature unique. Mais ces derniers ont formellement déposé leur dossier de candidature le 1er décembre.

Quant au match Macron-Valls souvent évoqué depuis l'annonce de la candidature de l'ancien Premier ministre, dans l'équipe d'Emmanuel Macron, on fait mine de ne pas s'en préoccuper en expliquant que Manuel Valls ne sera un adversaire que s'il sort vainqueur de la primaire.

En attendant, Emmanuel Macron veut montrer que la dynamique est de son côté. Les sondages lui donnent l'avantage sur les autres candidats de la gauche, et le meeting organisé à Paris, ce samedi, doit lui permettre de montrer sa capacité à mobiliser les électeurs.

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