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France

Lutte contre le terrorisme: les éliminations ciblées dans la stratégie française

Le président François Hollande, entouré de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (à g.) et de son chef d'état-major particulier, le général Benoît Puga, à l'Elysée le 30 septembre 2016.
Le président François Hollande, entouré de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (à g.) et de son chef d'état-major particulier, le général Benoît Puga, à l'Elysée le 30 septembre 2016. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le journaliste indépendant Vincent Nouzille et plusieurs de ses confrères du Monde, racontent dans une enquête parue ce mercredi, comment la France dresse des listes nominatives de terroristes à éliminer soumises à l'aval du président de la République.

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Au plus haut niveau de l'Etat, on ne reconnaît pas officiellement l'existence de telles listes, mais les services français traquent bien ce qu'ils appellent des cibles de « haute valeur » ou, à un moindre niveau, des « individus d'intérêt ».

En clair, des chefs terroristes, des preneurs d'otages, des jihadistes ayant du sang français sur les mains : soit ils sont déjà passés à l'action, soit ils vont le faire de manière imminente, soit leur place dans l'organigramme terroriste les rend suffisamment dangereux pour qu'ils soient éliminés.

C'est à partir de 2012-2013, au Sahel et au Sahara, que la France a généralisé ces raids ciblés. La DGSE (les services de renseignement extérieur) s'attribuait alors 90% du ciblage. La Direction du renseignement militaire (DRM) et les forces spéciales françaises (Commandement des opérations spéciales) opérant le plus souvent sur le terrain assurent de leur côté avoir éliminé une dizaine de chefs dans cette région.

L'opération la plus minutieuse a conduit à la mort de l'émir d'Aqmi, Abdelkrim le Touareg (ou al-Targui), au printemps 2015 dans une grotte du nord du Mali. Là où les Américains utilisent le plus souvent des drones armés, la France n'hésite pas à envoyer des commandos combattre directement au sol, particulièrement au Sahel et au Sahara.

« En Syrie et en Irak, nous cherchons à neutraliser des Français, s'ils ont un rôle important au sein de l'EI, mais pas parce qu'ils sont Français », souligne une source militaire à Paris. Juridiquement, le ministère de la Défense les considère comme des « ennemis combattants ».

Comment justifier les frappes françaises en Syrie ?

De fait, comme le rappelle le journal Le Monde, huit jihadistes français dont « l'émir » militaire Boubaker el-Hakim, ont été tués depuis 2015 au Moyen-Orient.

Presque à chaque fois, il s'agit de frappes aériennes américaines réalisées grâce à un échange de renseignements. A ce stade, la France refuse de s'équiper de drones tueurs.

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