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France

La France met en place un congé qui facilite l'aide à un proche dans le besoin

Le 1er janvier, le «congé proche aidant» est entré en vigueur afin de permettre à un salarié de se rendre plus facilement disponible pour un proche dans le besoin.
Le 1er janvier, le «congé proche aidant» est entré en vigueur afin de permettre à un salarié de se rendre plus facilement disponible pour un proche dans le besoin. Getty Images/Blend Images - Dave and Les Jacobs
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, un salarié sur six doit prendre des congés pour aider un proche devenu dépendant à cause de la maladie, de la vieillesse ou d’un handicap. Et ils seront de plus en plus nombreux dans les années à venir, selon une étude de l’assureur Malakoff Médéric. Pour permettre à ces aidants de se libérer plus facilement, un « congé de proche aidant » a été mis en place par le gouvernement, le 1er janvier.

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Elargi, ce congé permettra à un salarié d'aider un proche même s'il ne fait pas partie de sa famille. Avec ce nouveau dispositif, le salarié pourra se libérer rapidement, à temps partiel et pas seulement pour une période de plusieurs mois.

Une bonne chose, mais il faudrait encore plus de souplesse, selon Brigitte Huon, vice-présidente de l’Association France Alzheimer.

« Souplesse indispensable »

« Un exemple très concret : on a eu comme ça une jeune femme qui était auxiliaire de vie et qui avait un parent à charge. Et elle a demandé à son employeur de pouvoir commencer tôt le matin pour être libre en fin de journée, parce que c’est un moment où son parent n’était pas bien. Et son employeur n’a pas voulu le faire. Donc elle était doublement brimée, à la fois professionnellement et sur le plan familial. La souplesse aussi est indispensable. »

Pendant son congé, le salarié aidant n'est pas rémunéré, c'est une autre difficulté. « C’est la double peine. A la fois il s’arrête de travailler, il n’y a plus de salaire et, au bout du compte, la retraite est impactée aussi, explique Brigitte Huon. Il faudrait, de la même façon qu’on compense le temps de maladie professionnelle, de maternité, on puisse aussi valoriser ce temps-là en termes de retraite et de points de cotisation. »

Avec la mise en place de ce nouveau congé, le salarié devrait néanmoins pouvoir évoquer ses difficultés avec son employeur avec moins de gêne.

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