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France

La France gèle les avoirs de trois opposants tchadiens et congolais

Le général tchadien Mahamat Nouri est l'un des trois opposants visés par les sanctions (photo d'archives).
Le général tchadien Mahamat Nouri est l'un des trois opposants visés par les sanctions (photo d'archives). (Photo : Laurent Correau/ RFI)
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La France a gelé cette semaine les avoirs de trois opposants africains pour une durée de six mois au nom de l'antiterrorisme. Ces trois hommes qui résident en France accusent les régimes du président tchadien Idriss Déby et du Congolais Denis Sassou-Nguesso d'être à l'origine de ces sanctions.

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Ils n'ont aucun lien avec la sphère jihadiste et n'ont jamais été condamnés en France. Pourtant, ces trois opposants se retrouvent visés par le dispositif national de gel des avoirs terroristes. Leurs noms sont désormais inscrits sur la liste de la direction générale du Trésor.

Le premier, Mahamat Mahdi Ali, est le président du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad. Ce mouvement de rébellion, créé en avril dernier, est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), fondée par le général Mahamat Nouri, également visé par ces sanctions.

« Nous nous insurgeons contre cette manipulation odieuse et sans précédent qui tente de ternir l’image des deux opposants, mais aussi de tous les démocrates tchadiens », a réagi Mahamat Mahdi Ali, dans un communiqué. Le gel « démontre l’obstination et la volonté de certains milieux français à vouloir, coûte que coûte, pérenniser au Tchad un pouvoir dictatorial qui le saigne depuis 25 ans », ajoute le communiqué.

Le troisième opposant est le général congolais Ferdinand Mbaou, hostile au régime de Denis Sassou-Nguesso. Ancien chef de la garde présidentielle de Pascal Lissouba, le général Mbaou a pris le chemin de l'exil en 1997. Aujourd’hui, il s’interroge. « On me sanctionne alors que je suis en France depuis longtemps, les autorités savent qui je suis et quel est mon point de vue », a-t-il dit à RFI.

Les trois opposants assurent qu'ils ne sont pas des terroristes et envisagent de saisir la justice pour obtenir la levée des sanctions. De son côté, le ministère de l'Intérieur se refuse à tout commentaire : « Il n'est pas possible de donner des détails, le ministère ne souhaitant pas communiquer plus avant sur le sujet ».

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