Accéder au contenu principal
France

Benoît Hamon dans le grand bain de la campagne présidentielle

Benoît Hamon à sa sortie de Matignon, lundi 30 janvier 2017.
Benoît Hamon à sa sortie de Matignon, lundi 30 janvier 2017. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au lendemain de sa victoire à la primaire à gauche, Benoît Hamon a commencé sa mission de rassemblement. Il a rencontré ce lundi 30 janvier le Premier ministre Bernard Cazeneuve qui lui a apporté son soutien, mais l’a également mis en garde.

Publicité

Après la victoire, place au rassemblement. La délicate mission de Benoît Hamon pour réunir le Parti socialiste derrière lui dans la perspective de l’élection présidentielle a commencé dès ce lundi par une visite à Bernard Cazeneuve. Si le Premier ministre lui a adressé ses « félicitations » et ses « vœux sincères » après avoir remporté la primaire à gauche, son soutien a surtout ressemblé à un avertissement.

La gauche « ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande dont nous avons toutes les raisons d’être fiers des progrès qu’il aura grandement contribué à rendre possibles », a prévenu Bernard Cazeneuve. Pour le chef du gouvernement, c’est certain : la campagne électorale ne réussira que si elle prend appui sur « les immenses progrès » du quinquennat, et notamment la généralisation du tiers payant, la réorientation de l’Union européenne ou l’accord sur le climat. « C’est à lui (Benoît Hamon) qu’il appartient de rassembler, de trouver les mots, les gestes, les thèmes pour se faire », a déclaré à la presse Bernard Cazeneuve.

Benoît Hamon veut rassembler sans se renier

Benoît Hamon, l’ancien pourfendeur de la présidence Hollande, est averti. Mais il ne compte pas changer sa ligne de conduite pour autant. « Je maintiendrai le cap de ce que j’ai dit, il n’y a pas un programme pour les primaires et un programme pour les présidentielles », a assuré le candidat socialiste à l’issue de son entretien à Matignon, tout en promettant qu’il s’enrichira « des uns et des autres ». « Je ne rentre pas dans cette campagne présidentielle avec une contribution qui serait étanche à toute forme de contribution d'autres responsables politiques », a-t-il expliqué.

Du côté de la rue de Solférino, le soutien au candidat à la présidentielle est plus franc que celui de Matignon. Réuni ce lundi soir, le Parti socialiste a appelé à l'unité et au combat autour du nouveau candidat. Il faut faire bloc tout de suite autour de Benoît Hamon, juge la direction. Objectif : éviter les écueils rencontrés par Ségolène Royal lors de sa campagne en 2007.

Cela suffira-t-il à éviter l'explosion ? Rien n’est moins sûr. Plusieurs députés proches de Manuel Valls ont d'ores et déjà annoncé leur ralliement au camp d'Emmanuel Macron. Le Pôle des Réformateurs du Parti socialiste prépare une tribune pour expliquer les raisons pour lesquelles ils ne soutiendront pas Benoît Hamon et vont exercer un droit de retrait par rapport à sa campagne. Cela ne signifie pas forcément un passage direct et collectif chez Emmanuel Macron. Mais ce premier pas pourrait en annoncer d'autres.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.