Accéder au contenu principal
France

Présidentielle 2017: les candidats passent leur grand oral devant les maires

L'intervention d'Emmanuel Macron devant les maires de France a été la plus agitée, le 22 mars à Paris.
L'intervention d'Emmanuel Macron devant les maires de France a été la plus agitée, le 22 mars à Paris. bertrand GUAY / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les candidats à la présidentielle française étaient auditionnés mercredi 22 mars par plusieurs centaines de maires à la Maison de la radio à Paris, pour un grand oral sur leur projet pour les communes du pays. L'un après l'autre, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen mis à part, ils se sont succédé à la tribune pour dire aux élus des communes quel sort leur serait réservé pendant le prochain quinquennat. Des élus qui se disent étranglés par la baisse des dotations de l'Etat.

Publicité

L’Etat donne de moins à moins d’argent aux communes et cela fait enrager les maires de France. « L’effort il a été tellement lourd sur ces 3 ou 4 dernières années, que aujourd’hui beaucoup sont à l’os et dans ce cas-là, on ne peut plus », commente Yves Boulou, maire de Montmorillon (Vienne, centre de la France). Mais tous les candidats ne se sont pas engagés à arrêter de faire des économies.

François Fillon, par exemple, propose une baisse de plus 7 milliards d’euros de dotations sur l’ensemble du quinquennat. Il prévoyait dans son programme de les raboter de 20 milliards. Comme sur la Sécurité sociale, le candidat de la droite met donc de l’eau dans son vin.

« Vous dire qu’on ne va pas continuer à faire des efforts, c’est irresponsable ! » assume lui-aussi Emmanuel Macron. Il propose d’arrêter la baisse des dotations mais il demande aux communes de faire elle-même 5 milliards d’euros d’économie. Des grognements, quelques sifflets, et des applaudissements aussi pour le candidat d’En Marche ! dont le passage a été le plus agité.

Le candidat Benoît Hamon assure lui au contraire qu’il est possible d’arrêter l’hémorragie. « Les communautés ne sont pas une charge mais un levier puissant », a-t-il déclaré. De leur côté Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’étaient pas là. Ils se sont fait représenter.

Lassalle lyrique, Asselineau métaphorique

Quant à ceux qu’on appelle les « petits candidats », cette journée leur a offert une tribune. « Je n’ai pas l’habitude de parler devant autant de gens en cravates » a admis Philippe Poutou du Nouveau parti capitaliste. Jean Lassalle, lui, s’est fendu d’un discours plus lyrique : « Les derniers paysans s’éteignent dans le silence mortels des petites terres où le glas sonne ! »

Tandis que François Asselineau a préféré l’analogie fromagère. « On me dit qu’il y a 36 000 communes en France, c’est-à-dire bien davantage que dans les pays alentours. Figurez-vous qu’il y a 365 fromages en France, il n’y en a que 6 aux Pays-Bas. Va-t-on dire aux Français qu’il faut fusionner les fromages par parquets de 60 pour avoir le même nombre qu’aux Pays-Bas ? »

Tous ont remercié les maires qui les avaient parrainés, même si souvent, ils ne sont pas du même bord politique. Jean Lassalle, lui, leur a lancé un appel : « Mesdames et messieurs les maires… Tenez-bon ! »

L’effort a été tellement lourd sur ces 3 ou 4 dernières années, que aujourd’hui beaucoup sont à l’os et dans ce cas-là, on ne peut plus.

Les candidats devant les maires

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.