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Viticulture

Vinexpo: les viticulteurs solidaires face aux changements climatiques

Sur un stand du salon Vinexpo 2017 de Bordeaux.
Sur un stand du salon Vinexpo 2017 de Bordeaux. REUTERS/Regis Duvignau
Texte par : RFI Suivre
2 min

Face au réchauffement climatique, il faut une union des viticulteurs. Message brandi à Vinexpo, un des plus grands salons mondiaux du vin, à Bordeaux. Les producteurs sont évidemment affectés par la hausse des températures, qui menacent même de bouleverser la géographie des cépages, des variétés de vigne. Certains professionnels s'adaptent déjà à cette nouvelle donne.

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Avec notre envoyé spécial à Bordeaux, Thomas Giraudeau

Autour de Bordeaux, le cépage Merlot est roi. Il représente 60 % des vignes de la région. Mais ses grains noirs sont moins qualitatifs. « Il prend de plus en plus de sucre avec le réchauffement climatique, explique Jonathan Ducourt, responsable commercial de plusieurs vignobles du Bordelais. Et du coup, on se retrouve à ramasser des raisins qui font 14, 15° d’alcool maintenant. Une des solutions, c’est de planter d’autres variétés qui murissent plus tard. Donc forcément, on rend moins de sucre. »

Dans l'entreprise Plaimont, au Sud-Ouest de la France, on replante des cépages abandonnés. Nadine Raymond est responsable recherche et développement : « Pour le Manseing noir, on avait retrouvé un pied dans une vieille parcelle. Donc ce Manseing noir, on l’a étudié, il nous a paru intéressant et il charge un petit peu moins en sucre. Donc avec des degrés d’alcool un peu plus modérés. Plaimont a relancé vraiment le Manseing noir. »

Déplacer les vignes

A 3 000 km de là, au Liban, des variétés locales commencent enfin à être cultivées. « Le Liban a travaillé beaucoup sur des cépages internationaux pour se faire connaître, raconte Fabrice Guiberteau, directeur technique du château Kefraya. Aujourd’hui le temps est venu d’étudier plus le côté œnologie, plus que le côté viticole de ces cépages-là qui pourront peut-être devenir une solution à ces contraintes climatiques. »

Certains vont même jusqu'à déplacer les vignes. Ainsi un célèbre producteur français de Champagne a acheté 70 hectares en Angleterre pour y faire un vin effervescent.

Lire également : « Le regard des vignerons siciliens... »

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