France

Réfugiés: en visite à Calais, Collomb annonce un plan «sous quinze jours»

Evacuation de la «jungle». Il faut que «Calais ne soit plus cet abcès de fixation» pour les migrants, a déclaré M. Collomb, suscitant l'indignation des associations d'aide aux réfugiés.
Evacuation de la «jungle». Il faut que «Calais ne soit plus cet abcès de fixation» pour les migrants, a déclaré M. Collomb, suscitant l'indignation des associations d'aide aux réfugiés. Philippe Huguen/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé qu'il allait présenter «dans les quinze jours», un «plan» sur les migrants au président de la République pour «traiter le problème de l'asile de manière plus facile qu'aujourd'hui», vendredi, lors d'une visite à Calais.

Publicité

« Nous allons essayer de traiter le problème de l'asile de manière à réduire les délais de manière drastique », a-t-il déclaré lors d'un point presse à son arrivée au port de Calais.

En effet entre les diverses procédures « les gens ici restent 18 mois, deux ans, et ensuite ils n'en repartent plus », ce qui crée une « embolisation de l'ensemble des dispositifs », a-t-il déploré.

Ce plan, qui pourrait prendre la forme d'une communication en Conseil des ministres d'ici juillet, veut aborder la problématique de l'asile sur l'ensemble du territoire, mais aussi sous son aspect européen, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre.

M. Collomb, qui effectuait sa première visite à Calais, a ainsi précisé « travailler avec nos collègues des pays européens » sur les migrants ayant transité par un pays avant d'arriver dans un autre, et aussi « en amont sur les réseaux de passeurs qui existent en Afrique », « le grand problème » aujourd'hui.

Eviter « l'appel d'air »

Le ministre est aussi venu avec un message clair : il n'y aura pas d'installation d'un nouveau centre d'accueil d'urgence à Calais.

« Nous ne voulons pas de centre ici car à chaque fois qu'on a construit un centre, il y a eu appel d'air », a justifié le ministre qui doit rencontrer élus, police et représentants du monde économique et associatif.

Gérard Collomb a par ailleurs rendu hommage aux forces de l'ordre qui travaillent avec « beaucoup d'humanité » dans des conditions « pas toujours faciles ». « Il n'y a pas d'un côté les policiers, les gendarmes qui seraient agressifs et de l'autre des migrants qui seraient d'une douceur légendaire », a-t-il affirmé.

(avec AFP)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail