France

La situation des centaines de migrants installés porte de la Chapelle inquiète

Des migrants et réfugiés se rassemblent à la porte de la Chapelle à Paris, durant l'évacuation d'un campement, le 9 mai dernier (photo d'illustration).
Des migrants et réfugiés se rassemblent à la porte de la Chapelle à Paris, durant l'évacuation d'un campement, le 9 mai dernier (photo d'illustration). AFP/ PHILIPPE LOPEZ

France terre d’asile (FTDA) estime que près de 1 200 personnes vivent dans la rue aux alentours du centre humanitaire pour migrants ouvert dans le nord de Paris, porte de la Chapelle. L’association s’inquiète de la situation extrêmement précaire dans laquelle vivent les nouveaux arrivants.

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Les migrants, dont beaucoup d'Afghans, d'Erythréens et de Soudanais, se sont réinstallés dans des conditions d'hygiène et de sécurité déplorables, sous les ponts de l'autoroute A1 et entre les voies d'accès au périphérique.

Ils campent autour du centre humanitaire, qui avait été ouvert en novembre 2016 pour mettre fin au cycle des installations et évacuations de campements en pleine crise migratoire. Mais, faute de places où les orienter ensuite, le dispositif sature.

« Nous avons décompté 1 178 personnes au cours de la semaine du 19 au 25 juin », a indiqué Pierre Henry, directeur général de FTDA, faisant état de « 200 personnes supplémentaires par semaine ». « Plus on attend, plus la situation est dégradée », a ajouté Pierre henry, jugeant une évacuation « obligatoire ».

Le 9 mai, un peu plus de 1 600 migrants avaient déjà été évacués de campements insalubres installés autour de la porte de La Chapelle, dans ce qui constituait la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.

Un besoin de nouveaux centres et places d'hébergement

Le responsable de France terre d’asile plaide pour l’ouverture d’autres centres humanitaires, ailleurs qu’à Paris, s’inquiétant d’avoir de nouveau recours à de évacuations d’ici un mois si rien n’était fait.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait écrit au ministre de l'Intérieur fin juin pour lui demander la création de nouvelles places d'hébergement sur toute la France, sans quoi « plusieurs milliers » de migrants risquent de camper dans les rues de Paris cet été.

France terre d’asile organise des maraudes pour signaler les cas les plus vulnérables, à charge pour les gestionnaires du centre de premier accueil de déterminer les critères d'entrée dans le dispositif.

(avec AFP)

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