Accéder au contenu principal
France / Incendie

Feux de forêt: comment la police scientifique retrouve-t-elle les responsables?

L'incendie de Carros, près de Nice dans le sud de la France, a ravagé 90 hectares de végétation.
L'incendie de Carros, près de Nice dans le sud de la France, a ravagé 90 hectares de végétation. REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Comme chaque été, les forêts du sud de la France et de Corse font face à de violents incendies cette année. Plusieurs personnes soupçonnées d'en être à l'origine ont été condamnées ces derniers jour, notamment à Nîmes et Digne-les Bains. Mais comment la police remonte-t-elle la trace de ces auteurs d'incendies quand tout ou presque a brûlé ?

Publicité

Quand une vaste zone dévastée par un feu de forêt devient un terrain d'enquête, le travail de la police revient à « chercher une aiguille dans une botte de foin », mais ce travail est indispensable pour permettre à la justice de travailler, s’il s’avère que le départ de feu est d’origine criminelle

Dans le meilleur des cas, tous les indices ne sont pas partis dans les flammes. Parfois, la police réussit à mettre la main sur les dispositifs de mise à feu ou encore sur des « systèmes de retard ».

« On a vu des bougies, on a vu des balles de ping-pong, un baril d’essence où on met le feu et que l’on jette dans la forêt. Alors quelques fois on a la chance de voir des dispositifs qui sont prêts à l’emploi je dirais, ou qui ont été utilisés et qui n’ont pas marché. Donc là, on a des indices qui n’ont pas été souillés ni abimés par les flammes. Et là on peut balancer toute la batterie de recherche dont dispose l’Institut national de police scientifique », explique André Zahra, ingénieur en chef de la section incendies-explosions du laboratoire de la police scientifique de Marseille.

ADN et traces papillaires

« On va chercher l’ADN et les traces papillaires. Après, quand tout a vraiment brûlé, malheureusement on ne va pas pouvoir amener grand-chose à l’enquête. Mais c’est tout un travail, détaille André Zahra. On peut suivre le cheminement de la personne qui a mis le feu, remonter beaucoup plus loin dans des zones non brûlées et éventuellement trouver un vêtement qui a été accroché sur une branche d’arbre, ou un grillage, des traces de chaussures... C’est ce qui fait la difficulté d’une scène d’incendie, c’est sûr. La majorité des indices disparaissent ».

En 2017, 1 013 feux ont déjà été répertoriés. L'un des plus importants de l'été, celui de Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) qui a ravagé mi-juillet 800 hectares de végétation est la conséquence d'un mégot mal éteint.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.