France / Réfugiés

[Reportage] France: rentrée scolaire des enfants réfugiés d’Ivry-sur-Seine

Des enfants  migrants regardent la télévision dans une salle commune du centre d'accueil pour réfugiés d'Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, le 8 février  2017.
Des enfants migrants regardent la télévision dans une salle commune du centre d'accueil pour réfugiés d'Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, le 8 février 2017. LIONEL BONAVENTURE / AFP

La rentrée scolaire en France, c'est bientôt - le 4 septembre prochain -. Mais depuis une semaine, des élèves sont déjà sur les bancs de l'école. Ils viennent pour la plupart du Soudan, d'Afghanistan, d'Erythrée ou du Tchad. Leurs parents ont fui la guerre ou la famine et ont trouvé refuge au centre d'Ivry-sur-Seine, dans la banlieue parisienne, qui accueille depuis mars dernier 400 personnes quotidiennement. Exclusivement des femmes isolées et des familles. L'Education nationale a ouvert une école dans le centre même pour les enfants qui y sont hébergés.

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Lorsque la cloche retentit, les enfants sont appelés à se ranger deux par deux. La cloche, l'alphabet, les dessins collés au mur et le tableau blanc, on se croirait presque dans une classe ordinaire. Sauf qu'on se trouve dans l'école d'un centre d'accueil pour réfugiés. Soixante enfants sont encadrés par quatre professeurs mandatés par le rectorat de Paris.

« Je m’appelle Ibrahim. Je viens de la Côte d’Ivoire. J’ai 8 ans. Je suis content d’aller à l’école pour apprendre à parler et écrire le français », balbutie un petit garçon.

Pavel Garcia enseigne le français langue étrangère. Il s'occupe aujourd'hui des plus petits. « La difficulté avec les plus petits, c’est qu’il y en a beaucoup qui ont grandi pendant la migration, qui n'ont donc pas été scolarisés et qui, quand ils arrivent ici, commencent de zéro », explique-t-il.

Commencer de zéro, ça veut dire apprendre à rester assis, lever la main, écrire sur une ligne ou tenir un crayon. Des clés qui permettront un jour aux enfants réfugiés d'intégrer une classe normale.

« On va commencer à ranger », lance le professeur. L'heure de la pause déjeuner a sonné. Ces élèves se rendront cet après-midi au musée du Louvre pour que leur apprentissage ne se limite pas qu'à celui du français.

(Re)lire : Sept questions sur les réfugiés: qui ils sont, d’où ils viennent, où ils vont

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