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France

Saint-Martin: après le passage d'Irma, un quotidien au ralenti

A Marigot (Saint-Martin), le 14 septembre 2017.
A Marigot (Saint-Martin), le 14 septembre 2017. Helene Valenzuela / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Sur l’île ravagée à 95% par l’ouragan Irma, des files d'attente interminables continuent de ralentir toute communication terrestre sur des routes néanmoins déblayées.

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Avec notre envoyé spécial à Saint-Martin, Pierre Olivier

Même si les axes principaux qui relient les bourgades entre elles sont en service, les routes de Saint-Martin sont très étroites et cela contribue à créer de gigantesques embouteillages. Une congestion encore plus forte le matin lorsque les stations-service ouvrent ; elles sont littéralement prises d’assaut, des centaines de véhicules patientent les uns derrière les autres.

Un autre endroit concentre les files d’attente. « Ces gens-là attendent le pain tous les matins, montre Nicole, une habitante de l’île en passant devant une boulangerie. Celle-ci ouvre tous les matins à une certaine heure. Et eux, ils attendent. On leur donne à peu près quatre pains par personne. Ce qui est énorme pour la production d’ une seule boulangerie. »

Autant de difficultés auxquelles sont aussi confrontées les équipes humanitaires et cela explique aussi pourquoi certaines parties de l’île sont aussi toujours très sinistrées.

Sentiment d'abandon

Si Marigot, la ville principale côté français, commence enfin à reprendre vie, ce n'est pas le cas partout. Des milliers d'habitants se sentent encore complètement abandonnés par les équipes de secours.

Face à cette situation, au-delà des pillages constatés, la solidarité prévaut. « Il y a des gens qui ont pu faire des courses et qui ont pu avoir des trucs et on les partage entre nous, raconte une Kelly, une autre habitante. Sinon, on n’a rien. »

Et le sentiment d’abandon est bien ancré : « On a perdu nos voitures, on a tout perdu, on ne peut pas se déplacer, on ne peut rien faire, poursuit Kelly. Tandis que la vie continue à Marigot - ils ont des boulangeries, ils ont tout - nous on n’a pas de pain pour manger le matin, c’est les voisins qui ont peut-être des biscottes et qui partagent. »

Il nous manque des gants, il nous manque des masques...

Dans le secteur d'Orléans, les sinistrés s'organisent pour déblayer eux-même les décombres

Renforts de l’Hexagone

Pour renforcer les secours, un A-310 a décollé jeudi de l'Hexagone, « avec à son bord un détachement français et un détachement néerlandais », selon le porte-parole du chef d'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger.

« Plus de 500 militaires sont déployés sur Saint-Martin. Ils seront 600 ce soir [jeudi] et 1 300 quand on y ajoute les effectifs de la Marine nationale », a-t-il précisé.

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